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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     Cela pourrait être ce que le fondateur et président "d'honneur" du Front national aurait pu chantonner à sa fille, candidate à la présidence de la République et par ailleurs première dirigeante nationale de ce parti. En effet, Jean-Marie Le Pen vient d'être condamné par la Cour d'appel de Paris à 3 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour "complicité d'apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l'humanité". Pas moins! Il est par ailleurs condamné à verser 7 500 euros à trois parties civiles: le Mrap, la ligue des droits de l'Homme et la Fédération nationale des déportés internés et résistants patriotes. Dans un interview à une feuille d'extrême droite, Rivarol, il avait estimé que "l'occupation allemande de la France, entre 1940 et 1944, n'avait pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures inévitables dans un pays de 530 000 kilomètres carrés".

 

     Le Pen père n'en est pas sa première sortie sur la Seconde Guerre mondiale. Par exemple, en 2006, il avait qualifié de "détail de l'histoire" les chambres à gaz dans les camps nazis d'extermination. Le Pen père reste président "d'honneur" du Fn malgré sa nouvelle condamnation. Il est vrai que la chair de sa chair était allée valser dernièrement, avec son compagnon numéro 2 du Fn, dans un bal organisé à Vienne par les nazillons autrichiens.

     L'avocat de Jean-Marie Le Pen, lors du procès, a notamment plaidé que l'occupation militaire d'un pays vaincu n'a jamais constitué un crime contre l'humanité. Me Wallerand de Saint Just, en plus d'être l'avocat du Front national, en est aussi le trésorier et l'actuel porte-parole officiel de Marine Le Pen dans cette campagne présidentielle.

 

      En fait, le Front national, dans son ensemble, n'a pas changé.

     Et ça ce n'est pas un détail, mais bien la volonté affichée de faire oublier les preuves de cette période noire de l'histoire de France, dans laquelle, le régime collaborationiste de Vichy, son chef Pétain et l'extrême-droite jouèrent un rôle majeur.

     Et ce n'est pas plus un détail, lorsque hier, au meeting du Fn à Lille présidé par Marine Le Pen, son père, à la tribune, a déclamé un poème de Robert Brasillach, écrivain collaborationniste et antisémite, fusillé le 6 février 1945. Journaliste dans Je suis partout, il avait notamment écrit: "il faut se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits". Aux interrogations des journalistes présents sur Robert Brasillach, le président "d'honneur" du Front national a répondu: "Est-ce que le fait d'être condamné à mort interdit d'être poète", écrit Le Monde d'aujourd'hui.


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     Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur la plaine?

     Ami, entends-tu le cri sourd du pays qu'on enchaîne? (...)

  Paroles du Chant des partisans, à entendre en cliquant sur le lien : Chants révolutionnaires et ouvriers

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