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Publié par le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com

marat001

Cette réflexion de Jean-Paul Marat (1743-1793) s'applique t-elle à notre époque? Tel aurait pu être le sujet de philosophie au baccalauréat, ou bien un thème majeur pour la présidentielle.

Hélas, l'histoire a oublié ce médecin, physicien et surtout révolutionnaire français. Et dans la France d'aujourdhui, l'un des partis politiques dominants défend bec et ongles le capitalisme, l'autre proclame vouloir le réformer mais en le gérant dans les instances internationales ou en Espagne et en Grèce.

 

Pourtant, tout ce qui est indispensable à l'existence de chacun, comme le travail, la santé, l'eau et l'alimentation, l'énergie, l'éducation et la culture (et bien d'autres encore) sont la propriété exclusive d'une petite minorité qui en retire des profits exorbitants.

Pourtant, les affaires du monde sont la chasse gardée des nations les plus riches, en asservissant l'ensemble des peuples, même ceux du G5 ou du G20.

 

Alors, servir les financiers ou servir l'intérêt général n'est-il plus d'actualité en ce début du XXIe siècle?

Le droit à l'existence est le premier des droits fondamentaux de l'humanité, proclamait Marat, à la veille de la Révolution française. Or force est de constater que toutes les révolutions qui ont ébranlé le monde ont amené au pouvoir des oligarchies soucieuses d'uniquement leurs intérêts. Mais ceci étant dit et fort de l'expérience retirée de ces évènements, l'espérance d'une société meilleure n'est pas obligatoirement close.

 

Simplement, il ne suffit pas de s'indigner ou de décreter à tout bout de champ la grève générale. il faut agir concrètement et de façon résolue pour que l'espoir revienne dans les esprits et qu'il se mue en réalité. Oui, "tout ce qui est indispensable à notre existence est à nous, et rien ne saurait nous appartenir légitimement, tandis que d'autres manqueraient du nécessaire", écrivait Jean-Paul Marat en 1780.

 

Cela, c'est de tous les temps.

 

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