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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

drapeau cgt

Dans le JDD, le futur secrétaire général de la CGT, n'y va pas par quatre chemins par rapport à la politique ménée par l'Elysée socialiste. "Peu importe le vocabulaire, Hollande s'inscrit dans la suite de Sarkozy, il considère, lui aussi, que le travail est un coût qu'il faut baisser", dit-il. Bing, prends-ça dans la poire: ça change du ni dans la majorité ni dans l'opposition que l'on entend fredonner trop souvent ailleurs

 "Le gouvernement a ainsi trouvé 20 milliards d'euros pour les entreprises après un coup de fil de Laurence Parisot et il a refusé d'augmenter le Smic. C'est l'inverse des engagements de campagne sur la justice sociale", dit-il aussi en référence au crédit impôt compétitivité.

 

Sur l'accord CFDT-CFTC-CGC-MEDEF, Lepaon dénonce encore la trahison de François Hollande sur la sécurisation de l'emploi. il appelle donc les députés de la majorité, "élus sur la base d'un programme électoral que l'accord ne respecte pas" à ne pas le transcrire dans la loi et réclame "une autre négociation contre la précarité et pour une vraie politique industrielle".

 

Le syndicaliste réaffirme la nécessite de légiférer contre les licenciements dits boursiers "pour que l'État ne laisse pas les groupes industriels faire seuls l'aménagement et surtout le déménagement de notre territoire". Et sur la politique industrielle "comme le précédent gouvernement, quand on leur demande où sont les priorités, aucun ministre ne sait répondre", a-t-il asséné.

 

Quant aux craintes d'une radicalisation des conflits sociaux, il estime que Manuel Valls, ministre de la police, en publiant une circulaire d'alerte, "souffle sur les braises" et "entretient un processus de provocation pour assimiler les salariés aux casseurs". (Les services de renseignement ont reçu une instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'éviter une "radicalisation" des mouvements sociaux.)

"Notre volonté, ce n'est pas de casser, c'est d'améliorer le sort des salariés. Un conflit social est par nature d'une grande gravité. Il y a la détresse, la désespérance des salariés. Tout est réuni pour qu'il y ait des débordements", finit Thierry Lepaon.

 

Bref, j'ai reçu 5 sur 5 l'interview du futur secrétaire général de la CGT.  

D'ailleurs Le Monde, dans son édition de ce jour, titre CGT: Tierry Lepaon part (déjà) en guerre.

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