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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     Voilà le chantage exercé contre les 34 salariés des Transports du Langonnais (TDL), une SARL dite familiale et gérée par les époux Das Neves. L'alternative était simple: perdre entre 200 et 700 euros pas mois ou prendre derechef la porte.

     Un courrier recommandé avec accusé de réception signalait les difficultés de l'entreprise. Il disait aussi que tous les salaires seraient ramenés à 1400 euros par mois (sans doute par souci égalitaire). Mais avec à la clé une durée mensuelle du travail qui pourrait aller jusqu'à 280h avec une moyenne journalière de 13 à 17h. Bons princes toutefois, les patrons indiquaient que "la durée de ce salaire fixe est indéterminée et le solde serait payé dès le retour d'une meilleure trésorerie". Il faut savoir que le chiffre d'affaires de TDL s'élevait à 378 000 euros en 2008 et à 1, 6 million d'euros en 2010. Un coupon réponse finissait le diktat patronal: accepter la baisse de salaire et les horaires de travail ou le licenciement.

 

     14 salariés se sont rebellés et ont été mis à l'index par TDL et une partie du personnel. Certains rebelles ne sont plus payés depuis octobre 2011. Ils ont rencontré la CGT qui les a informés que, outre le mépris de la loi concernant le paiement des salaires et le respect du contrat de travail, TDL méconnaissait totalement le Code du travail. Référé devant le Conseil de prud'hommes et plainte auprès du procureur de la République furent déposés. Mais ni la Justice ni les services du ministère du chômage ne sont intervenus.

     TDL s'est mise en dépôt de bilan et mon petit doigt m'a dit que ses patrons ont pris la clé des champs.

     En attendant l'audience du tribunal de commerce et ses conséquences pour les salariés, l'Union locale de Langon, dans le 33 organise la solidarité financière au 05 56 63 21 24 ou à ul-de-langon-cgt@orange.fr

 

     Certains prétendent que TDL n'est qu'un "vilain petit canard", comme si le terme voyou leur était insupportable. Or, ces dispositions prises par l'entreprise ne sont, ni plus ni moins, que les aspects du pacte social désiré par le MEDEF depuis 2010 et les recommandations de Bruxelles sur des réformes nationales du droit du travail.

     Allez, Nicolas Sarkozy, le 18 janvier 2012, à votre sommet de l'emploi, allez-y donc de votre petite et mauvaise musique. Et dire que des syndicats (CFDT-FO-UNSA-CGC-CFTC pour ne pas les nommer) se rendent à cette grande messe de propagande électoraliste la fleur au fusil. Mais pas la CGT, il va s'en dire.

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