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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Destin tragique d'une athlète somalienne:

Samiya Yusuf Omar avait participé aux JO de Pékin en 2008. Elle est morte en tentant de fuir son pays pour rejoindre l'Europe

Samiya Yusuf Omar, le 17 août 2008, au départ du 200 mètres à Pékin.

Samiya Yusuf Omar, le 17 août 2008, au départ du 200 mètres à Pékin.

 

Ce jour-là à Pékin pour cette jeune athlète somalienne de 17 ans, la performance n'était pas dans le chrono. Après d'énormes sacrifices, Samiya Yusuf Omar était juste heureuse "d'avoir vécu cette expérience merveilleuse", d'avoir "porté le drapeau somalien" et d'"avoir couru avec les meilleurs athlètes du monde".

Dossard 2895, Samiya Yusuf Omar avait pris part aux séries du 200 mètres.

 

 

Quatre ans plus tard, "savez-vous ce qu'elle est devenue ?", a demandé lors d'une réunion publique du comité olympique somalien, Abdi Bile, champion du monde du 1.500 mètres en 1987 à Rome. Personne n'a su répondre, raconte LeMonde.fr. Abdi Bile reprend : "Elle est morte, morte en tentant de rejoindre l'Occident. Elle était montée à bord d'une "charrette de la mer" qui, de Libye, devait la conduire en Italie. Mais elle n'y est jamais arrivée."

"Elle est arrivée en Libye en septembre 2011. Pendant plusieurs mois, nous n'avons pas eu de nouvelles. Elle était perdue et détenue dans le désert lybien", témoigne sa soeur Hodan, qui habite en Finlande, à la BBC.

"Puis elle a décidé de prendre le bateau. Nous lui avons dit de ne pas le faire, et ma mère a essayé de lui dire de ne pas le faire. Mais Samia était très déterminée. Elle a demandé pardon à notre mère, qui a accepté. Elle a pris le bateau, et elle est morte. "

 

"Samia est morte dans un accident au cours duquel la marine italienne s'est approchée d'eux quand ils ont manqué d'essence. Ils ont demandé de l'aide, le navire italien a jeté des cordes sur le côté  mais malheureusement elle était l'une des sept personnes - six femmes et un homme - qui sont mortes en essayant de monter sur le navire italien à l'aide des cordes" raconte également Hoda, qui a appris le décès de sa soeur aînée par des personnes voyageant sur le même bateau. Leur père, lui, avait été tué dans la rue à Mogadiscio.

 

C'est une écrivaine italo-somalienne, Igiaba Scego,qui a décidé de raconter l'histoire de Samia sur son blog, le 18 août, à la veille des élections présidentielles en Somalie, en la mettant en parallèle avec celle Mo Farah. Réfugié somalien, il est devenu un héros en Grande-Bretagne, en devenant champion olympique du 5 000 et du 10 000 mètres à Londres.

"Mo Farah et Samiya Yusuf Omar, deux athlètes, avec le même pays de naissance, aux destins contraires", écrit l'écrivaine, qui cite une dernière fois Abdi Bile : "Nous sommes contents pour Mo, il est notre fierté. Mais n'oubliez pas Samiya."

Au cours de ces 20 dernières années, 18 000 personnes seraient mortes comme elle, en Méditerranée, rappelle LeMonde.fr.

 

Source: Sud-Ouest

 

Note de ma pomme: Evidemment cette mort tragique d'une sportive, chassée de sa patrie par la misère et la guerre, n'a pas fait long feu dans les médias et parmi les chroniqueurs sportifs. Par contre, Amstrong, milliardaire du cyclisme, déchu de ses 7 tours de France pour dopage, vous allez en avoir des tonnes. Ouais, mais pas sur le fric qui pourrit le sport, ça ce n'est pas porteur, la mort de Samiya Yusuf Omar non plus.

 
 
 

 

 

 
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