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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  A peine le G20 terminé (avec le succès qu'on lui connaît), François Hollande s'est envolé pour Rio afin de participer au sommet de la planète. L'Onu parlait même à cette occasion de "s'affranchir du vieux modèle économique pour aller vers le développement durable" et un ange passait...

   Or, l'organisation internationale a reconnu le secteur privé (celui qui pollue et affame la terre, pour ceux qui ne suivent pas) comme un "groupe majeur" de ce développement durable. Si fait, il est consulté au même titre que les Ong, les syndicats, les collectivités territoriales ou les peuples autochtones. Et donc, il participe aux tables rondes de ce sommet de la terre. De plus, Les Usa, le Canada, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne, les plus grands décideurs de notre planète, n'ont pas fait le voyage jusqu'à Rio. C'est dire que tout irait vers le meilleur des mondes dans cette rencontre internationale pour sauver la terre...

 

   Dès lors, le texte proposé à la discussion est le pire depuis que ce genre de sommet existe

   Sandrine Bélier, députée européenne d’Europe écologie les Verts et corédactrice de la résolution du Parlement européen pour ce sommet de la terre, ne cache pas sa déception sur "l’absence de réponses innovantes à apporter aux enjeux sociaux et environnementaux" autant que sur l’incapacité des dirigeants à prendre des engagements.

  Oui, mais n'est-il pas vain de représenter l'UE des marchés, même avec la tenace volonté de repeindre en vert dame nature? Le changement écologique, nécessaire à la survie de l'humanité, ne passe-t-il pas par une révolution de notre vieux monde voué à l'argent -roi et aux profits?

  Pour tout aggraver, le Brésil, pays hôte et qui présidait les discussions préliminaires, peine (c'est le moins qu'on puisse dire) à défendre l'Amazonie considée comme le poumon de notre terre.

  C'est donc un chaos diplomatique en matière d'environnement que va connaître François Hollande. Mais après l'emplâtre sur la jambe de bois qui a découlé du G20, que fallait-il espérer d'autre du monde de la finance? Oui, le capitalisme même ripoliné en vert, c'est toujours du capitalisme.

  Tenez, un dessin de Burk à cet égardi:

 

 

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