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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La justice a tranché : on peut faire la gueule à un client !

Mais une maître d’hôtel retrouve le sourire...

Licenciée par son employeur (Sofitel Méditerranée) pour défaut de sourire, une femme maître d’hôtel a obtenu réparation après une longue bataille juridique.


Nadine Freville est remerciée en 2004 en raison de son « manque d’amabilité » avec les clients. Cette maitre d’hôtel d’un Sofitel cannois saisit aussitôt la justice. Un an avant les faits, elle avait été élue au comité d’entreprise et désignée déléguée CGT. Elle aurait aussitôt eu des démêlés avec son employeur, au point de déposer plainte contre lui pour harcèlement moral. Et très rapidement celui-ci invoquait son attitude désobligeante vis-à-vis de la clientèle !


Durant huit ans, Nadine Freville a ainsi été plusieurs fois entendue par la justice. Le tribunal de Nice puis la cour administrative de Marseille ont jugé qu’« une attitude négative dans la restauration » ne constituait pas un motif de licenciement conséquent. Statuant à l’issue de ces deux décisions, les prud’hommes de Cannes ont alors considéré, le 26 juillet dernier, d’une part que la salariée avait été victime de harcèlement moral et d’autre part que son licenciement était « sans cause réelle et sérieuse ». L’hôtel, condamné à verser 115 000 euros d’indemnités à son ancienne employée, n’a pas fait appel.

 

Par contre, le Quotidien du Tourisme, dans son édition de dimanche, raconte l'histoire d'une autre manière. Et cela donne ça: "Une salariée, maître d'hôtel du prestigieux Sofitel Méditerranée à Cannes, a obtenu gain de cause contre son employeur qui l'avait licenciée à cause de son manque d'amabilité envers les clients.

Cette décision est l'aboutissement d'une longue procédure où tantôt la justice a considéré ce manque d'amabilité comme justifiant un licenciement, tantôt non. Avec cette ultime décision, les tribunaux ont finalement tranché : un maître d'hôtel peut faire la tronche, surtout dans une établissement haut de gamme. C'est une décision difficile mais judicieuse. On n'ose imaginer à quoi ressemblerait le service hôtelier "à la française", si nos réceptionnistes, serveurs, chefs de rang, sommeliers ou maîtres d'hôtel étaient obligés de sourire au client. Je me demande s'il n'est pas tout simplement temps d'éradiquer de la planète, une bonne fois pour toute, cet être insupportable, exigeant et jamais content : le client."

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