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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     Voilà, depuis hier, le tribunal de commerce s'est prononcé pour la disparition du pavillon français entre Calais et Douvres. Et restent à quai, dans ce désastre économique et humain, 4 navires et plus d'un millier de salariés (880 dans le Pas-de-Calais et 130 en Grande-Bretagne).

     Mais les écumeurs de la mer, les frères de la côte et les pirates de tous bords s'en approchent. Ils auront le choix pour un moindre coût. Parmi eux, la société Eurotunnel: avec le britannique P&O, elle avait hurlé auprès de Bruxelles pour que ne soit pas recapitalisée SEAFRANCE, quand il était encore temps. Désormais, elle serait partenaire d'une Scop. Avec les primes de licenciements des marins qu'elle reprendrait?

     La SNCF, elle, se pourlèche les babines. Elle s'est définitivement débarrassée de sa filiale maritime. Elle informe, à grand renfort des médias, débloquer 36 millions d'euros de primes de licenciements pour les salariés intéressés. Rien du tout avec l'augmentation du billet de train au 1er janvier 2012 et puis nombre de salariés qu'elle reclassera iront dans ses filiales, notamment celle des autocars qu'elle vient de créer, jusqu'à ce qu'elle les sabordent un jour. Et puis, en guise d'âme charitable, on fait mieux. S'il n'y avait pas eu l'intervention de la CGT auprès d'elle, ce week-end, et notamment la fédération CGT des cheminots, elle ne conditionnait les dites primes que dans le cadre de la Scop. Ah, les médias ne vous ont rien dit de tout cela. C'est que vous lisez, regardez ou écoutez les journalistes à la solde de la pensée unique.

     D'autres bandits vont suivre dans la curée, comme ces armateurs anglais et suédois qui naviguent sous pavillon de complaisance, avec des équipages aux conditions de travail moindres que pour des marins à statut national.

     La France, à part le coup d'esbroufe de Sarkozy et les effets de manche de ses valets en charge de l'écologie et du transport, est bien aise d'avoir cédé à la concurrence libre et non faussée une partie de son secteur nationalisé. C'est cela L'UE sous le drapeau du capitalisme.

 

     Depuis octobre dernier, l'Union interfédérale CGT des transports réclame une table ronde pour réarmer des navires sous pavillon français dans le détroit et maintenir aussi un maximum d'emplois à Calais. Le gouvernement, la ville de Calais dirigée par l'UMP, la SNCF et même la CFDT de SEAFRANCE (comme si elle était du côté des pirates) ont refusé.

     Ce n'est pas Sarkozy qui veut produire et faire travailler français?

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