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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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   Mais pas la loi des marchés et de la concurrence libre et non faussée. Certes, on ne peut que se réjouir de la défaite de la droite et du patronat. Mais il faut aussi réaliser que ce n'est qu'une marche pour ne pas que l'espoir du changement véritable ne pourrisse dès la première difficulté.

 

  Le socle droitier est toujours conséquent en France. Il ne se compose pas que de nantis ou d'exilés fiscaux, malgré un quinquennat entier marqué par les affaires, le démantèlement des acquis sociaux et une progression constante du chômage inversement proportionnelle à une baisse du pouvoir d'achat. Le conservatisme a donc de beaux jours si une gauche sociale et combative n'arrime pas à elle cet électorat populaire envoûté par les sirènes de la droite.

 

  D'un autre côté, la marée brune est aussi une dure réalité pour les idées progressistes. Le vote de protestation en sa faveur est devenu vote de conviction et réflexe identitaire. Les premières analyses, dans les départements où le vote Fn avait été très fort au premier tour, montrent qu'il s'est reporté sur Sarkozy, parce qu'il y a vu le candidat le plus proche de ses valeurs. Et le vote blanc de Jean-Marine Le Pen a été également entendu dans une moindre mesure.

 

  L'électorat du Modem a aussi choisi majoritairement le camp de la droite. Mais là, comment aurait-il pu faire autrement? Ce parti n'avait donné aucune consigne de vote et, dans l'histoire politique de la France, la droite et le soi-disant centre ont toujours conduit ensemble des gouvernements droitiers.

 

  La bataille des législatives débute donc dès ce lundi 7 mai 2012. Il n'y a pas à tergiverser ou à chercher midi à quatorze heures: il faut un rebond de l'emploi, de la croissance et du pouvoir d'achat. Et pour cela, il est urgent d'activer une gauche capable de battre les idées droitières, toutes les idées droitières, dans l'opinion française. Sinon, la gueule de bois nous attend au coin du bois...

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