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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     Oui, les seuls à s'être réjouis après le sommet de l'emploi(sic), devenu de "crise" après la dégradation de la France par une agence de notation, sont la patronne des patrons et tous les soutiens du président candidat à sa réélection, avec comme fer de lance, Le Figaro, journal du marchand d'armes Serge Dassault.

 

     Pour le reste, même la presse économiste française, qu'on ne peut pas taxer d'être défavorable envers la politique gouvernementale, n'a pas trouvé la moindre sucrerie pour faire saliver son lectorat. Il est vrai que c'était vraiment ramer à contre-courant, puisque tous les sondages d'opinion montraient que 70% de nos concitoyens n'attendaient rien de cette grand-messe élyséenne.

 

     Les syndicats réformistes, qui avaient rejeté une mobilisation unitaire, ont fait grise mine, espérant un peu de grain à moudre. Et pour ne point paraître Gros-Jean comme devant, ils ont salué "quelques mesures utiles pour les travailleurs en difficultés" pour la CFDT, ou des "réponses sur certains points" pour FO.

 

     La CGT, qui s'attendait à du pipeau de la part du pensionnaire provisoire de l'Elysée, a déclaré: "Les mesures annoncées n'auront pas d'impact véritable sur l'emploi. Nous sommes fondamentalement en désaccord avec l'idée que la cause du chômage serait le coût du travail trop élevé. Pour nous, il faut regarder l'investissement et la part des richesses accaparées par les dividendes. Il va falloir rester mobilisés."

     CFDT, FO et consorts entendront-ils cet appel à l'unité d'action contre le patronat et le pouvoir?

     Preuve supplémentaire que le pouvoir d'achat est en berne, la déclaration de Jean-Marc Genis, président exécutif de la Fédération des enseignes de l'habillement: "Sur les 5 premiers jours de solde, le chiffre d'affaires est en baisse de 2%".

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