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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Une échelle de 1 à 20, c'est bien, mais l'arbre ne cache-t-il pas la forêt? En effet, les entreprises, où l'Etat reste majoritaire, sont une petite quinzaine dans l'économie française. Oui, le libéralisme (de droite ou de gauche) a tant sacrifié les services publics durant ces dernières années. Dès lors, dans les sociétés où l'Etat n'est plus majoritaire (Renault, France Télécom, GDF, Air France par exemple), le gouvernement Hollande s'en remet à la "sagesse" des actionnaires, eux toujours plus près de leurs portefeuilles que de la justice sociale.

  Pour le reste, les grands patrons du CAC 40 (salaire moyen 2,42 millions d'euros, excusez du peu) sont totalement épargnés, comme les boss des sociétés non cotées en Bourse mais avec des salaires mirobolants.

 

  Oui, mais, me dit le Ps, l'imposition à 75% de tout revenu dépassant le 1 million d'euros va les concerner. Certes, mais quand? Cette proposition de loi n'est pas à l'ordre du jour immédiat de l'Assemblée nationale élue le 17 juin. Ce qui laisse du temps au temps, comme disait François Mitterrand, premier président socialiste de la 5e République et qui débuta la privatisation des entreprises nationalisées.

  Enfin, avec 450 000 euros, ce montant du plafond de la solde d'un boss dans le public, respecte certes une échelle de 1 à 20, mais avec un salaire mini de 1 860 euros brut (dixit la porte-parole du gouvernement). Le Smic, lui, reste à 1.398, 37 euros brut.

  Et j'entends qu'on chipote sur une prochaine et minime augmentation du Smic: merde alors. Quant à la refonte des grilles salariales du privé et du public... Peut-ête à Noël, l'époque où les promesses (mais que les promesses) rendent les enfants heureux.

 

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