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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     Le plouf  pour le premier ministre de la Grèce. Georges Papandréou était venu à Cannes à genoux, pour recevoir la fessée du directeur de l'Union européenne (Angela Markel) et de son adjoint (Nicolas Sarkozy). Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux, disait, en d'autres temps, la Passionaria, durant la guerre civile d'Espagne. Le premier dirigeant des Grecs, admonesté comme il se doit pour son incartade référendaire, est reparti toujours à genoux, une corde au cou en plus. Pour autant, ainsi mis, aucun des deux pères fouettards ne l'a poussé à l'eau pour le noyer. Non, il s'y est jeté tout seul, croyant plaire à ses maîtres. L'histoire dira si l'Internationale socialiste a déposé, sur les flots de la honte, une quelconque gerbe de fleurs.

 

     Le flop du G 20. Peu de mesures concrètes, annonce la presse aux ordres: c'est dire le résultat de ce sommet international qui a coûté plusieurs dizaines de millions d'euros à la France. C'est le dernier présidé par la France des riches (non pas qu'elle ait été décapitée, il y a loin de la coupe aux lèvres, hélas). Mais comme le temps passe vite, on ne s'est aperçu de rien. Il est vrai qu'il n'y avait rien à en tirer du premier jusqu'à ce dernier de cette année, ni des autres années d'ailleurs. Et je serai moins mesuré que les journalistes en attente d'une décoration de la République: rien sur la taxation des transactions financières; rien sur un socle social minimum dans chaque pays, proportionnel à son niveau de vie; aucune relance de l'économie par la création d'emplois;  si, quelques observations sur des îlots paradis fiscaux, mais aucune allusion à la Suisse ou à la City anglaise par exemple.

     Après, les bonnes âmes s'étonneront que les classes populaires se détournent des élections ou favorisent les droites extrêmes. Mais n'est-ce pas voulu?

 

     Un prout, c'est l'impression de ce que font ces grands qui nous gouvernent sur les peuples de la planète. Mais peut-être que cela n'engage que moi.

 

     Par contre, si l'on arrive à cela, c'est aussi que l'altermondialisme (le mouvement des indignés par exemple), peinant à trouver une cohésion, s'essouffle. De leur côté, les syndicats ne s'inscrivent pas (ou si peu) dans son action; eux aussi ont des difficultés à mener des actions communes sur des objectifs précis. René Mouriaux, chercheur et spécialiste du syndicalisme français note que "si la crise économique mondiale prend autant d'ampleurs, c'est aussi qu'elle ne trouve pas de force conséquente suffisante en face d'elle".

     Alors, chez nous, on renvoie toujours la chose à la Saint Glinglin?  Ou bien prendrez-vous un peu de sauce grecque, ou irlandaise, ou espagnole, ou d'autre part: vous avez tant de choix. 

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