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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  René Dozières est député apparenté Ps de l'Aisne. il est aussi connu pour avoir mener un combat sans trêve contre le faramineux train de vie du gouvernement des riches et du patronat dirigé par Nicolas Sarkozy. Dans son récent livre L'argent de l'Etat, il a mené un véritable travail d'investigation à ce sujet. Depuis 10 ans, il bombarde les ministères de questions écrites, précises, pointilleuses et répétées. Et tant bien que mal, puisque cela rentre dans les prérogatives d'un député, les intéressés lui ont répondu.

  Or, le Parti socialiste vient de lui retirer son investiture pour les législatives de juin 2012. Ne voudrait-on plus qu'il enquête sur le nouveau train de l'Etat?

 

                            Dessin de Solé pris sur le blog du député

scan siné hebdo 2

 

  Sur son blog, René Dozières écrit également toute sa déconvenue:

Candidat aux législatives, le PS m’a retiré son investiture pour l’accorder à mon concurrent d’il y a 5 ans, Fawaz Karimet. Cette décision particulièrement injuste mérite quelques explications.

En effet, initialement le PS avait accepté de m’investir, au titre des partenaires : j’ai siégé pendant cinq ans comme apparenté au groupe parlementaire PS en respectant la discipline de vote sur tous les textes.

En fin d’année 2011, avant le conseil national consacré aux investitures, une difficulté surgit : le secrétariat national demande à F. Karimet d’être mon suppléant. Comme on ne m’en avait pas parlé alors que j’ai annoncé publiquement le nom de mon actuel suppléant, une certaine confusion est entretenue par les socialistes locaux.

Pendant quelques semaines, la désignation est donc « gelée ».

En janvier 2012, une réunion se tient au siège du Parti à Paris, entre les intéressés, avec le 1er secrétaire fédéral de l’Aisne et le secrétaire national aux élections. Je relève que pour discuter avec le 1er fédéral de l’Aisne, il est nécessaire d’aller à Paris.

A l’issue de cet entretien, et après discussion avec mes amis de l’association « Le cœur à Gauche », je rencontre dans mon bureau, F. Karimet à qui j’expose les motifs qui m’empêchent d’accepter cette suppléance :

1.      Pendant cinq ans j’ai travaillé en confiance et amitié avec mon suppléant J.M. Wattier par ailleurs président des élus socialistes et républicains de l’Aisne. Mon éthique politique me conduit à le conserver

2.      J Michel est maire d’une petite commune rurale, contrairement à F. Karimet Laonnois, comme moi alors que la circonscription comprend 80% d’électeurs en milieu rural

3.      Pendant cinq ans, je n’ai eu aucun contact avec ce qui subsiste de la section socialiste de Laon (dont fait partie Karimet) qui ignore manifestement l’existence d’un député apparenté PS. Je relève qu’à l’occasion des élections municipales de 2008, le comportement des socialistes locaux a été tel que le maire de droite de Laon a été réélu au 1er tour ! et quelques mois plus tard s’est fait élire sénateur !

Je communique, début février, ces explications au secrétariat national en m’étonnant, en outre, d’être le seul candidat titulaire à qui l’on veut imposer son suppléant ; dans les quatre autres circonscriptions, les titulaires ont choisi librement leur suppléant.

Je n’aurai plus aucune nouvelle sur cette question avant le 9 mai. Ce jour-là, à l’occasion d’une réunion du groupe parlementaire, Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, m’indique confidentiellement que je vais obtenir l’investiture. Deux jours plus tard, le bureau fédéral de l’Aisne se réunissant pour préparer les élections, Christophe Borgel confirme au téléphone au secrétaire fédéral aux élections que je suis investi dans la 1ère circonscription.

Le lendemain ce dernier m’en informe

En conséquence, je prépare mon matériel électoral et dépose mercredi 16 mai en fin de matinée ma candidature. L’après-midi, le 1er secrétaire fédéral m’informe que le secrétariat national a investi Fawaz Karimet et qu’il va rendre cette investiture publique dans un communiqué de presse.

Pour le moins surpris de cette volte-face, j’essaie, en vain, de joindre Christophe Borgel. . Quatre messages sont laissés sur son portable pendant les 24 heures qui suivent. Aucune réponse n’a lieu.

J’informe le Premier ministre qui me répond qu’il va évoquer cette question avec la 1ère secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry.

Tels sont les faits. Je ne dispose à cette heure (dimanche 20 mai à 18h) d’aucune explication.

Je trouve simplement lamentable d’être traité avec aussi peu de respect humain par le PS alors que j’ai contribué pendant cinq ans et spécialement durant la campagne présidentielle avec la publication de mon livre, à la défaite de N. Sarkozy.

Mais ce comportement bureaucratique et incompréhensible ne saurait diminuer ma détermination à poursuivre mon combat pour la moralisation de la vie politique.

Je note avec satisfaction, qu’après les efforts de transparence réalisés dans le budget de l’Elysée, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault met en avant la sobriété du train de vie et le devoir d’exemplarité pour les ministres. Ce qui n’est qu’un début, continuons le combat (slogan de mai 68).

 

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