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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le 1er mai 2012, le défilé des syndicats avaient eu une autre gueule que cette année. Certes, la CFDT n'appelait pas à voter contre Sarkozy, mais elle défilait dans les rues aux côtés de la CGT, laquelle avait mis carrément les pieds dans les plats contre l'Elysée des riches et du patronat.


(Manifestation du 1er mai 2012 - Thibault Camus/AP/SIPA)
(Manifestation du 1er mai 2012 - Thibault Camus/AP/SIPA)
Dans la manif du 1er mai 2012, il y avait aussi la CFTC et l'UNSA et une forte délégation du PS. On croyait le beau temps revenu et demain les lendemains chanteraient.

Un an après, les seuls syndicats à manifester réellement furent ceux du mouvement revendicatif, la CGT, la FSU et Solidaires et pas les réformistes qui avaient signé un torchon avec le patronat sous les hourras du PS au pouvoir. Comme à son habitude, FO réunissait un quarteron à Paris. CFDT, UNSA et CGC s'isolaient à 300 à Reims pour consacrer leur union en présence de leurs dirigeants nationaux respectifs. Ce qui en fin de compte, ne représentait pas grand monde.

Le 5 mai, contre l’austérité et la finance, pour la 6e République, il y eut beaucoup plus de monde. Mais le Front de gauche n'avait pas daigné discuter avec la CGT ou la FSU de leur présence active à cette manif. Comme si le Front de gauche, qui est absent dans les entreprises, était seul garant du progrès social.

A ne plus se rappeler par exemple, qu'aucun des partis politiques réunis dans le Front populaire en 1936 n'avait mis les congés payés dans leurs programmes respectifs. Seule la CGT en était porteuse et c'est par la grève et l'occupation des entreprises, que patronat et gouvernement socialiste furent contraints de s'y soumettre avec les accords de Matignon en juin 1936.

 

Le 16 mai 2013, devant l'Assemblée nationale, la CGT appelle à un rassemblement de luttes pour l'amnistie sociale et contre les licenciements boursiers. 

Pourquoi, par exemple, le gouvernement ne réunit-il pas la Commission nationale de la négociation collective sur l'augmentation du pouvoir d'achat et seulement une soi-disant conférence  qui va réunir les "partenaires sociaux" pour faire pire que Sarkozy sur les retraites. Oui, quand on voit ce qu'il en est sorti sur le Code du travail dernièrement, je ne peux que me réjouir des dernières déclarations de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT. Il a appelé dimanche à "une irruption des salariés sur le terrain social" à propos de la future réforme des retraites, estimant qu'elle "va nécessiter une mobilisation d'ampleur".


Et si on en revenait aux fondamentaux?

 

Photo

 

 

Communiqué de l'Union régionale CGT d'Île-de-France:

Contre les politiques d’austérité,

pour une véritable sécurisation

de l’emploi et des salariés,

pour l’amnistie sociale ! 

 

 

Le 14 mai, le Sénat débattra à nouveau du projet sur l’ANI (Accord CFDT/MEDEF).

Le 16 mai, l’Assemblée nationale aura à son ordre du jour deux projets de loi importants : Contre les licenciements «boursiers» et l’amnistie sociale portant sur les syndicalistes condamnés ou inquiétés

pour avoir défendu leurs emplois. 

 

Le gouvernement vient de refuser cette loi d’amnistie pour les syndicalistes pour des faits concernant la précédente mandature, alors que celle-ci avait été votée par la majorité de gauche du sénat, élus socialistes compris. Derrière la loi d’amnistie se joue aussi la condamnation de la politique de ses prédécesseurs dont la brutalité a contraint nombre de salariés à se mobiliser et à agir. Le gouvernement envoit un signe politique inquiétant en faveur de la violence patronale. Une façon de les inciter à poursuivre la répression en toute impunité !

 

Mois après mois le chômage augmente, la précarité est le lot de plus en plus de salariés, les destructions d’emplois dans l’industrie, le commerce et les services font l’actualité. L’incertitude face à l’avenir et la faiblesse du pouvoir d’achat pèsent sur la consommation des ménages.

 

Les jeunes, premières victimes de la crise, constituent une véritable génération sacrifiée et subissent chômage, précarité et déclassement. C’est à cette situation qu’il faut répondre.

 

Face à la dégradation des conditions de vie et de travail, il y a urgence à prendre des mesures efficaces pour l’emploi, l’augmentation des salaires, l’égalité femme-homme dans le travail, la défense de notre système de protection sociale, de la retraite à 60 ans. En bref, s’engager vers une autre répartition des richesses produites par le travail. D’autant plus que les manifestations du 1er mai ont mis en évidence ces revendications des salariés.

 

La séquence que nous venons de vivre avec la « négociation » de l’ANI sur la « sécurisation de l’emploi » et sa transcription dans la loi divise les français, les salariés, les organisations syndicales et les parlementaires, y compris ceux de la majorité.

Comment dans ces conditions le texte de l’accord du 11 janvier pourrait-il devenir loi de la République ?

La rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur budgétaire doit être à l’ordre du jour en France et en Europe. C’est l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats et de ses 85 organisations à agir pour « changer de cap », à l’occasion de la semaine d’action du mois de juin.

 

Pour la CGT d’Île-de-France, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, l’emploi, la politique industrielle, les services publics, une protection sociale de haut niveau, les droits à la retraite, doivent être à l’ordre du jour de la future conférence sociale qui se tiendra à Paris les 20 et 21 juin prochain !! 

 

La démocratie sociale et économique, les moyens de l’exercer doivent aussi en être partie prenante !

 

La CGT considère qu’il faut des mesures immédiates pour relancer l’économie :

 

- Stopper les plans de suppression d’emplois et mettre en place un droit de véto suspensif des représentants du personnel sur les plans de licenciement et les plans de restructuration permettant la recherche et la construction de propositions alternatives aux licenciements.

 

- Porter le SMIC à 1700 euros brut/mois comme base des grilles de salaires.

 

- Augmenter les salaires, les points d’indice dans la fonction publique, les pensions et les minima sociaux.

 

- Ramener l’âge de départ à la retraite à 60 ans à taux plein, pour tous !

 

- Contrôler les aides publiques aux entreprises. (170 milliards d’euros versés en 2010).

 

- Conquérir dans l’entreprise, de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés, instaurer une sécurité sociale professionnelle.

 

- Développer les politiques publiques et les moyens des services publics.

 

- Réformer la fiscalité en profondeur, créer de nouvelles tranches d’impôts pour les hauts revenus.

Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour l’investissement productif.

 

 -  Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.

 

Rassemblement de luttes

Témoignages de militants sanctionnés.

avec la présence de Thierry Lepaon

Secrétaire Général de la CGT.

jeudi 16 mai  - 12h30

devant l’Assemblée nationale

Métro : Assemblée nationale

Commenter cet article

sorcière and co 13/05/2013 20:34

en effet l'insurrection est un devoir sacré pour assainir l'atmosphère et pouvoir repartir sur des bases franches nettes et sans compromission