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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Comme vous le savez, chaque lundi de Pentecôte peut servir à bosser gratos en solidarité envers les vieux qui ont de l'âge et les handicapés. Ce travail forcé a été mis en place le 30 juin 2004 par Chirac président de la République, suite à l'hécatombe de 15 000 personnes âgées au cours de la canicule estivale de 2003.


A cette époque, beaucoup avait fondu en larmes sans mettre en cause l'Etat (et à un degré moindre les maisons de retraite) pour défaut d'assistance à personnes vulnérables. Aussi, avait été créée une Union sacrée pour dire plus jamais ça.

Pas en augmentant le nombre de personnel soignant, en rénovant les structures d'accueil ou en recensant les personnes âgées dans les quartiers ou en campagne, mais en instaurant la corvée sur l'ensemble du salariat de France. Car en sont exonérés les artisans, les professions libérales, les agriculteurs et les parlementaires bien sûr, même si ces derniers ont voté la loi. Tout ceci fut béni par l'Eglise, laquelle ne fait pas de politique mais soutient toujours une mesure en faveur du patronat et de la réaction.

 

Cette contribution est une arnaque forcée et là on n'entend personne parler de prise en otages. Depuis, elle a rapporté dans les caisses de l'état 18, 6 milliards d'euros dont 2,39 milliards pour 2012, sans que l'on sache réellement ou la manne va.


 

Une arnaque pourquoi? La CGT l'avait démontrée en son heure et la combat toujours aujourd'hui.

Le financement de cette journée de solidarité repose entièrement sur les seuls salariés et les retraités imposables (0,3% sur leur pension, c'est à dire que ces vieux-là sont solidaires avec leurs pommes). Comme quoi, sous le capitalisme, le mot solidarité est toujours à sens unique.


Pire, chaque travailleur devrait bosser que 3h 42 pour un cdi pour satisfaire à la loi, quelque soit son taux horaire. Mais non, il trime gratos la journée entière, soit 162% de la valeur de la cotisation à payer à l'Etat. Prenons le manoeuvre, salarié au plus bas de l'échelle. Il est facturé au minimum 35 euros par heure, soit 245 euros pour 7h de boulot. La taxe de 0,3% (pris sur son travail et non dans la poche de son patron) revient à 48,37 euros. D'ou bénef pour son boss: 196,63 euros.

 

Bien entendu, François II n'a pris aucun décret pour plus de justice et de clarté en la matière. Il faut dire que madame Delaunay, sa ministre en charge des vieux et madame Touraine, elle de la Santé publique, font partie de la bonne société, celle qui est imposée sur les très grandes fortunes. CQFD.

 

Bon, en 2013, c'est réglé. Surtout qu'en matière de solidarité avec le bon peuple, qu'apprend-t-on? Que seulement 7 ministres sur 37 ont trimé (encore que le verbe soit excessif) en ce lundi de Pentecôte? Oui, faites ce que j'ordonne mais je ne ferai pas ce que je vous ai commandé. Amen!

 

pierre-alain,pentecote,jour de solidarité

 

 

 

Commenter cet article

Hobo-Lullaby 21/05/2013 22:22

Bonsoir Roger

7 sur 37 ? c'est la cote de popularité de François II auprès de sa cour ?

Bravo en tout cas pour cette nouvelle formule

Amitiés

Serge

Canaille le Rouge 21/05/2013 09:02

Fort a propos et sera certainement transfusé ou repris chez La Canaille