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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Je rigole bien sûr. Jaune. FO chez Renault, oui l'entreprise dans laquelle son pdg touche le pactole, vient de signer l'accord compétitivité-flexibilité au lendemain de la journée d'action contre (justement) la trahison CFDT-CGC-CFTC au niveau national à ce sujet.

C'est vrai, dans la manif parisienne, FO Renault, comme FO d'autres entreprises, était absente. Alors qu'en tête du cortège il y avait le secrétaire général de la confédération FO.

Deux fers au feu pour tromper son monde? L'un en tête d'une manif, l'autre préparant son stylo pour sceller un accord scélérat qui va s'appliquer chez Renault avant même que la loi soit votée au Parlement, c'est dire l'infamie.

 

"Un accord gagnant-gagnant", affirme FO Renault, tandis que la confédération FO se tait.

Peut-être que Mailly n'est-il pas au courant de la trahison de ses potes?


Voilà le torchon qui a été paraphé:  Plus d'accords d'établissements, mais annualisation du temps de travail. C'est à dire un emploi du temps au gré de l'employeur avec du chômage et des heures sup pas rémunérées au taux légal, puisque le travail est annualisé. Augmentation du temps de travail de 6,5%. Bonjour la flexibilité, au revoir la vie de famille et bonjour la perte de salaire! Gel des salaires en 2013, en 2014, on verra: re-bonjour le pouvoir d'achat.

Il y a aussi la refonte des comptes épargne-temps, plafonnement du nombre de jours de congés capitalisables. Oui, tant qu'à faire, comme si ces deux paramètres n'avaient pas été gagnés par le labeur de ces fainéants de salariés de chez Renault.

 

Dans l'Usine nouvelle, un canard du patronat (comme par hasard), Arnaud Montebourg, ministre improductif dans l'industrialisation de la France, se félicite de la signature de FO et de la CGC. Il invite la CFDT à rejoindre le bal, ce qui ne saurait tarder.


Montebourg, il n'était pas à l'aile gauche du PS avant son fauteuil en conseil des ministres? Merde, au temps où vont les choses, la gauche du PS se déplume de plus en plus. Et quand on perd une aile, on vire sur un côté.

Sérieusement, vous croyez que la social-démocratie gauloise penchait à gauche depuis qu'elle avait glané le pompon à la course à l'Elysée?

Et avant ça?

 

 

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