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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Pire, le secrétaire d'Etat au commerce extérieur aurait employé un Mauricienne sans papier et sans la déclarer.

  Même Le Figaro, le journal de la droite et du patronat, rapporte l'information, c'est dire que ça va péter à l'Elysée. En effet, Nicolas Sarkozy et son gouvernement de riches n'ont eu de cesse de stigmatiser les sans-papiers et empilé des sommes de circulaires pour sanctionner toute personne qui aiderait ou ferait travailler un étranger en situation irrégulière. Comme si ces pauvres gens étaient de véritables criminels dans notre société.

 

   Dans un article, j'avais incité à découvrir le reportage de Canal+ sur cette Mauricienne témoignant être embauchée chez un ministre de la République, au black et sans-papier. Le documentaire datait du 2 avril 2012.

 

   Pierre Lellouche nie tout en bloc. Mais selon Libération, le secrétaire d'Etat, dès la diffusion du reportage de Canal+, régularise sa salariée cinq mois d'un coup, à dater du 3 avril 2012, (sans doute un hasard) pour la période entre octobre 2011 et  février 2012. La CGT Paris, qui a pris l'affaire en main, estime que la jeune Mauricienne travaillait bien au domicile de Pierre Lellouche depuis 2009.

 

   Le petit père Pierre, quant à lui, n'y voit  "qu'une manipulation grossière dont on voit bien la finalité à une semaine de la présidentielle... Comment peut-on imaginer qu'un homme public comme moi prendrait le risque de ne pas déclarer sa femme de ménage? Tout ça pour 160 euros par mois?".

   Mais non, monsieur Lellouche, hier, le petit père Nico tenait son meeting place de la Concorde. Et votre bon coeur n'avez qu'anticipé sur le nom du lieu choisi pour une grand-messe de l'Ump. Bon, c'est vrai, je n'ai pas vu le drapeau mauricien, mais l'intention y était sûrement. Et puis, ça arrive à beaucoup de patrons d'oublier de déclarer leurs salariés. Le Code du travail dénomme cela du travail dissimulé et c'est punissable par la loi de la République française (articles L 8221-1 et suivants du Code du travail). Mais le Medef veut l'abolir ce con de code et peut-être ne faut-il plus en tenir compte, non?

 



collectif des

 

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