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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

  Assistons-nous à une fin de règne comme l'histoire nous en a décrit souvent? On le dirait, tant on s'étripe entre camarades du même bord, l'Ump de Nicolas Sarkozy, dans la ville même où se dressent le palais de l'Elysée et celui qui gouverne la France.

 

   Oui, il semble que chacun cherche à caser ses fesses, pas dans un hypothétique fauteuil ministériel (ça sentirait déjà le brûlé de ce côté-là?), mais pour être député dans un arrondissement huppé parisien. Oui, en politique, à se battre sans péril, on n'obtient jamais la gloire, seulement une place confortable afin d'assurer ses vieux jours.

 

   François Fillon, grand chambellan encore de Nicolas Sarkozy, avait pris ses cliques et ses claques de la Sarthe (qu'il chérissait tant mais dans laquelle il devait trop se morfondre, à mon avis), pour défaire ses paquets dans la capitale. Depuis longtemps il en rêvait de Paris et de ses lumières, surtout de sa mairie où son pote Jacques Chirac avait brillé particulièrement dans quelque affaire. Oui, François Fillon, mesdames et messieurs, fait aussi dans le social. Bon dans ses actes au gouvernement des riches et du patronat, ça ne s'était pas trop vu, même pas du tout d'ailleurs. Mais dans Paris, il allait déboulonner tout ce bling-bling qui infestait la capitale. A commencer par Rachida Dati, laquelle, briguant un siège de député (pour ses vieux jours et dans le même coin qui désire Fillon) ne cesse de lui envoyer des dards empoisonnés. Pauvre François Fillon.

   Et voilà que la meute à Jean-François Copé (oui le pote à Ziad Takieddine et chef des députés UMP et secrétaire général du parti et j'en passe et des meilleures) gronde avant de mordre sur l'exilé de la Sarthe. Eux également veulent croquer la mairie de Paris et on ne se demande pas pourquoi.

   Du coup, attaqué sur deux fronts, le pauvre Sarthois n'a pas inauguré en grande pompe son siège de campagne pour les législatives de juin 2012. Oui, cela s'est fait en catimini, il y a une quinzaine de jours, des fois que des banderoles de Rachida Dati ou de la bande à Copé viennent perturber l'ambiance.

   "Je suis un parisien de coeur et la capitale est toujours ouverte à ceux qui l'aiment et veulent la servir", pleure l'ex-Sarthois dans son gilet. Et Nico qui semble ne pas bouger le petit doigt, l'ingrat...

 

   "Paris vaut bien une messe", a dit en son temps Henri IV pour être roi de France. Et si François Fillon offrait des pots de rillettes du Mans à tout va, ça ne marcherait pas autant en cette époque de crise?


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