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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

En 2001, Dexia prend le contrôle de la banque israélienne Otzar Hashilton Hamekomi. Cette banque finance les villes et autres institutions publiques et aussi la colonisation de la Palestine. En 2007, elle change de nom et s’appelle Dexia Israël Public Finance Ltd.


Le financement de ces colonies viole le droit international, en particulier la quatrième Convention de Genève dont l’article 49 stipule que : "la Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle", disposition maintes fois confirmée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

En finançant la colonisation israélienne, Dexia viole aussi son propre code d’éthique et le Pacte Mondial des Nations Unies auquel la banque a adhéré: "Les entreprises sont invitées à promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’Homme dans leur sphère d’influence et à veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l’Homme".

 

De plus, Dexia est une banque franco-belgo-luxembourgeoise, sauvée une énième fois de la faillite par l'argent public de ces trois pays. Son ancien président, Jean-Luc Dehaene, avait affirmé en 2011, que depuis 2010, il n'y avait plus de nouveaux contrats conclus avec l'État hébreu, affirmation également confirmée par le nouveau président Karel De Boeck.

 

Or, cela est totalement faux. Dexia Israël se porte garant auprès du ministère israélien de la Défense pour qu'il mette en place un projet dans une colonie. Et Dexia Israël propose d'accorder un prêt à la colonie Ariel, une des plus importantes colonies israéliennes en Cisjordanie.


Aujourd'hui dit "Palestine occupée - Dexia impliquée", le gouvernement belge (actionnaire majoritaire de Dexia) ne peut plus se cacher. Soit l'occupation de la Palestine par Israël est inacceptable et il intervient, soit il soutient Israël dans le développement d'une occupation internationalement condamnée!"


 Et qu'en pense la France, cette patrie des droits de l'homme, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU?

 

Aujourd'hui, les Palestiniens commémorent la Nakba du 15 mai 1948, littéralement la Catastrophe.

Entre novembre 1947 et la fin 1949, entre 700 000 et 750 000 Palestiniens, sur un total de 900 000, fuirent ou furent expulsés des territoires qui étaient contrôlés par Israël à la fin de la guerre israélo-arabe. 532 villages furent entièrement rasés et dans le nord de la Galilée, au moins 9 massascres contre les Palestiniens furent perpétrés. Les grandes villes comme Haïfa, Tibériade, Beisan, Safed, Jaffa et Acre perdirent plus de 90 % de leur population arabe durant cette période.

 

Après la guerre jusqu'en 1950, Tsahal, l'armée israélienne, « nettoya » ses nouvelles frontières, ce qui conduisit à l'expulsion supplémentaire d'environ 30 000 à 40 000 Palestiniens, sans espoir de retour pour eux aussi.

Israël a aussi confisqué la mémoire du peuple palestinien, puisqu'il détient à la Bibliothèque nationale de l'état hébreu toutes les archives depuis que la Palestine a existé sur terre.

 

Enfin, depuis 2010, le mot Nakba n'existe plus dans les manuels scolaires en arabe destinés aux jeunes palestiniens citoyens d'Israël.

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