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Publié par le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com

     Le 23 janvier 1957, les députés, par 331 voix contre 210, émettaient un avis favorable à une Communauté économique européenne. Le gouvernement était dirigé alors par le socialiste Guy Mollet.

     A cette époque, La CGT s'était opposée à la signature de ce traité. Elle disait que ce Marché commun serait, avec "la libre circulation des marchandises, le déchaînement de la concurrence fondée sur l'infériorité des salaires et de la législation sociale, l'harmonisation par le bas des conditions des travailleurs". Elle rajoutait que ce système politique européen entraînerait "la libre circulation des capitaux, le danger de l'évasion des capitaux et même le remplacement de la monnaie nationale par une monnaie unique". Et la CGT concluait que le Marché commun signifiait "le danger d'une spécialisation, d'une désindustrialisation portant sur des industries ou des régions entières et la subordination de l'économie nationale à des cartels internationaux."

     Depuis 1957, de Marché commun en Union européenne, du franc passé à l'euro, du marché unique de la concurrence libre et non faussée à la spéculation la plus outrancière, en passant par la faillite économique et morale des peuples, chacun est libre d'apprécier les propos de la CGT d'autrefois. Mais où est l'Europe libre, sociale et fraternelle que des chantres nous avaient louée et nous louent encore?

 

     Je vois deux socialistes se tortiller pour glaner le pompon pour l'investiture de leur parti à l'élection présidentielle. Je ne les entends pas proclamer une autre ambition pour l'Europe. Mais je ne les entends pas non plus critiquer leurs amis de l'Internationale Socialiste sur leur façon de gouverner l'Espagne ou la Grèce aujourd'hui. Et je ne les ai pas plus entendu réprouver l'un de leurs camarades qui, lorsqu'il dirigeait le FMI, prêchait la rigueur en Europe. Alors quoi?

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