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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Quel démocrate français ne se félicitera pas que le président de la République tienne une promesse du candidat François Hollande? Oui, notre armée quittera bien le bourbier sanglant de l'Afghanistan avant fin 2012.

  Pour autant, le chef de l'Etat ne parle que des troupes combattantes. On peut comprendre que les soldats attachés à la logistique et toute cette lourde machinerie militaire ne peuvent pas revenir en France en deux coups les gros. Mais que dire des conseillers militaires capables de faire le coup de feu aux côtés de l'armée afghane: combien seront-ils, sous quel commandement et jusqu'à quand demeureront-ils dans ce pays?

  Dès lors, le secrétaire général de l'Otan n'a pas mangé son chapeau en déclarant que le retrait français "n'est pas en contradiction avec notre stratégie, cela fait en réalité partie de notre stratégie".

 

  Quant au bouclier antimissile (des centaines millions de dollars en l'occurrence) installé au coeur de l'Europe sous contrôle américain, au sommet de l'Otan, François Hollande a déclaré qu'il était pour son installation. Curieuse façon de se démarquer de l'ex-locataire de l'Elysée qui, lui, en avait accepté l'agencement? Le nouveau président de la République a simplement signalé qu'il ne coûte pas trop cher à nos finances publiques. Sans être un fin stratège en économie, ne pas le financer du tout aurait sûrement amélioré l'état de notre dette publique et fait faire un grand pas vers la paix, non? Car, enfin, 12% des états du monde, membres de l'OTAN, s'arrogent le droit de vie et de mort sur les 200 autres nations de la planète...

 

  Alors, Otan en emporte le vent et les paroles du candidat Hollande et bonjour la réal-politique du président social-démocrate de la République française? Écrivez-moi pour me dire si je me trompe ou pas.

Le secrétaire général de l' Otan, Anders Fogh Rasmussen (g), et le président français, François Hollande et son homologue américain, Barack Obama, à Chicago, le 20 mai 2012..
      François Hollande entouré du boss de l'Otan et du président Obama (mais c'est peut-être aussi le fruit du hasard)

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