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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

L'armée de Barack Obama prix nobel de la Paix est dans la tempête. Un rapport du Pentagone vient d'évoquer 26 000 agressions sexuelles dans les rangs de l'armée US (sur un total de 1,4 million de soldats), soit 70 abus sexuels par jour. "Un scandale, cela met en péril l'efficacité de nos troupes" a déclaré le président américain. Oui, pendant qu'on fait ça, on ne tue pas des civils dans les pays où l'impérialiste US défend la démocratie à sa sauce.

 

La dernière agression sexuelle fut commise le 5 mai 2013 par le lieutenant-colonel Jeffrey Krusinski, responsable (devinez de quoi?) de la prévention contre les violences sexuelles dans l'US Air Force.

 

 

 Seulement 3.374 affaires ont été instruites, guère plus qu'en 2010. C'est dire si ça roule  et 191 accusés ont été seulement condamnés. Des chiffres montrant la culture du silence qui protège les agresseurs au lieu des victimes

Il faut préciser que dans l'armée d'Obama, les chefs ont le pouvoir d'annuler les condamnations d'officiers reconnus coupables ou de requalifier celles-ci en infractions mineures. Et lorsque le rapport du Pentagone explique que, sur les 26 000 agressions sexuelles, 50% sont commis par des officiers supérieurs et 23% par des officiers directement dans la chaîne de commandement des  victimes...

 

Victime de deux viols successifs à la fin des années 1980, puis contrainte à quitter l'armée après avoir voulu se plaindre, BriGette McCoy est devenue la fondatrice de Women Veterans Social Justice qui aide les femmes à se réintégrer socialement. "Nous considérons nos militaires comme des super-héros. Il ne faut pas toucher à ceux qui défendent la nation, car c'est jugé antipatriotique. Il règne un sentiment d'impunité au sein de l'armée qui va au-delà du sexisme. Les abus de pouvoir s'exercent contre les soldats de rang inférieur en général, qu'ils soient hommes ou femme"' explique t-elle et rajoute: "l'armée attire de plus en plus de gens qui n'ont pas d'autre choix et ont déjà commis des actes répréhensibles auparavant".

 

Allez quiquenveut de cette libre Amérique qui veut installer sa démocratie partout dans le monde? "Moi, moi", dit François II, lequel hélas n'est pas le seul.

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