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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     europe001     Un naufrage en plein coeur du Parlement européen, mardi 17 janvier 2012. Enfin, c'est ma pomme qui le dit. Pour le reste, c'est plus de la politique politicienne qui vient de bafouer les idées de démocratie et de progrès social.

     D'aucun vont encore prétendre que je décrie le groupe socialiste européen à Strasbourg, à un moment où il vaudrait mieux frapper fort contre la droite et le patronat en France. Il n'empêche que l'élection d'un socialiste au parlement européen, alors que la majorité des élus est carrément réactionnaire, sinon plus, me hérisse le poil. Et je suis gentil.

     Oui, Martin Schulz, député socialiste allemand a glané le perchoir à l'Assemblée européenne de Strasbourg. Il est élu au premier tour, à la fois par le groupe socialiste, auquel adhère les députés du PS, par le groupe du PPE, dont l'UMP est membre et par des Verts. En fait, l'élection de Martin Schulz découle d'une sombre tambouille politicienne (une de plus), en 2009 entre les socialistes et les conservateurs: les premiers se sont abstenus pour élire Manuel Barroso, du PPE, comme président de la Commission européenne; en échange, les seconds convenaient de voter pour un socialiste en 2012 au perchoir de l'Assemblée de Strasbourg. Pas très joli tout ça, c'est le moins qu'on puisse dire.

 

     Un journaliste de Rue89 a interrogé la député européenne française Catherine Trautman sur celle salade, elle qui est chargée des questions européennes dans l'équipe de campagne de François Hollande. Elle cherche encore une réponse à cette heure. Mais mon petit doigt me dit qu'elle ne moufteras pas, vu que, de plus, elle est candidate à la présidence des socialistes européens, poste exercé auparavant par Martin Schulz.

 

     "Soit nous perdons tous, soit nous gagnons tous", a conclu le nouveau président pour définir sa politique face à la crise: l'union nationale au niveau de l'Union européenne quoi! Comme en Grèce, avec l'extrême-droite? Martin Schulz a reçu le soutien de Rebecca Harms, des Verts européens. Et cela ne l'a pas gêné que les députés ultranationalistes du Hongrois Viktor Orban vote également pour lui.

     Chacun reconnaîtra les siens. En fait, ceux qui s'étaient prononcés pour le Oui au référendum français sur l'Europe, en mai 2005, se sont alliés une fois de plus. Il est vrai que par la suite, ils avaient approuvé ensemble nombre de directives européennes anti-sociales, dont la libéralisation des chemins de fer et des ports dernièrement. Cohn-Bendit, député Vert Europe-Ecologie sur le contignent français, vient, lui, de souhaiter que "le couple franco-allemand relance l'Europe".

     Du coup, je rectifie mon titre. Ce n'est plus un naufrage au Parlement, c'est l'entente cordiale entre les blancs, les roses et les verts. 

     Ah, une dernière chose, Viktor Orban, le Chef de la Hongrie (je ne sais pas comment caudillo s'écrit en magyar) vient déblatérer en janvier devant le Parlement Européen. Pourquoi son président socialiste l'accueille-t-il dans cette enceinte somme toute démocratique?

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