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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le ministre du Redressement productif (un comble) vient de saluer la restructuration opérée chez Renault qui prévoit 7 500 suppressions d'emplois, soit plus de 15% de ses effectifs.

Oui, le ministre se frotte les mains de cette annonce d'un groupe dans lequel pourtant l'Etat, actionnaire, a son mot à dire. Ben non, ces emplois sacrifiés sur l'autel du capitalisme, "cela fait partie du cadre normal dans lequel une entreprise peut décider de gérer par avance ses effectifs et son personnel", a-t-il dit à la sortie du Conseil des ministres. Et il a poursuivit que, pour le gouvernement, Renault n'a franchi aucune des lignes rouges fixées: pas de licenciements ni de fermetures d'usines. Cela rentre bien, selon lui, dans le  "dialogue social de compétitivité" signé par la CFDT, la CFTC et la CGC.

Bon, ces syndicats n'ont pas encore publié de communiqué remerciant le ministre de Redressement productif de les avoir remerciés.

  • Automobile Europe. Renault, PSA Peugeot-Citroën, Fiat et Daimler en difficulté. ...

Mais soyons sérieux, aux lendemains de cette compromission avec le patronat, l'annonce brutale de la direction de Renault montre l'impasse dans lequel la CFDT, la CFTC, la CGC et le gouvernement socialo-écologiste se sont engouffrés pour humaniser soit-disant le capitalisme.


La CGT a une autre position dans ce nouveau sabordage de l'industrie automobile:

Rien ne va plus dans le marché automobile français. La marque au losange avait entamé, en octobre 2012, une négociation avec les syndicats. Dernier épisode : l’annonce mardi 15 janvier 2013 d’un plan qui entend supprimer 7500 postes.

Renault prévoit donc de passer de 44 642 salariés à 37 142, en misant essentiellement sur des départs naturels non renouvelés (5700).

Pour les 1800 postes restants, la direction propose d’élargir à tous les salariés un dispositif actuel de départs anticipés pour les fins de carrière.


A la clé : 400 millions d’euros d’économie sur les frais fixes, estime la direction qui pourrait ainsi, dit-elle, « retrouver des marges de manœuvre pour investir et développer ses activités », et réaliser des « recrutements dont elle a besoin pour l’avenir ».

Sur les 7500 postes supprimés, 2000 le seront dans l’ingénierie, 1300 dans le tertiaire, 4200 dans les usines. « C’est une catastrophe pour l’ensemble des catégories de personnels », a réagi aussitôt Fabien Gâche, de la CGT, qui affirme qu’en réalité, il s’agirait de 8260 suppressions de postes et 760 embauches.


L’objectif de la direction est de « produire autant avec au moins 5000 ouvriers de production en moins ! »

En effet, d’ici 2016, selon la direction, le marché européen devrait remonter à 16 millions de véhicules. « En 2016, nous devrons produire alors en France 636 000 véhicules, soit globalement ce que nous avons produit en 2011. Ainsi, les effectifs de fabrication Carrosserie/Mécanique passeront de 19 200 à 15 000, soit -22% si la direction parvient à obtenir la mise en place de son accord ! Et le tout, en maintenant au mieux un volume d’activité à minima ! »


La CGT appelle les salariés à « ne pas laisser faire » et à « imposer d’autres choix ». Elle a formulé de nombreuses propositions et appelle les centrales syndicales à débattre pour « construire une vraie stratégie industrielle au long court »

 

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caroleone 16/01/2013 14:21

Bonjour Roger,

Je ne voudrais pas être à sa place quand il se regarde le matin dans sa glace.
C'est de plus en plus démoralisant chaque jour, je n'ai jamais cru au père noel soce mais là, vraiment ils nous foutent bien la gerbe.

Amitiés

caroleone