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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     En langage populaire, cette expression signifie ne pas manger à sa faim. Or, les personnalités, décrites sur une pleine page, par le Parisien, elles, ne crèvent pas la dalle. En effet, toutes ont la particularité de s'intéresser à la plus belle conquête de l'homme: le cheval. Pas celui en bois ou le jeu des enfants. Non, le racé, le pur-sang, l'as des hippodromes, celui qui s'achète ou se vend avec beaucoup d'oseilles et pas contre un ballot de foin.

 

     Dommage que l'article ne parle pas d'Eric Woerth, champion lui aussi dans la défense de la race chevaline. Maire UMP de Chantilly, en 2002, il a exonéré de taxes les 115 écuries que compte sa bonne ville. Bon, c'est vrai qu'il est quelque peu embourbé avec la vente (à prix vraiment cassé et sans doute dans l'illégalité) de l'hippodrome de Compiègne et du golf attenant à une société de courses hippiques. Mais son épouse, Florence de son prénom, se passionne pour le monde chevalin. Elle a créé une petite écurie, Dam's que cela s'appelle. Avec des copines: Réjane Lacoste, femme du mari qui porte le même nom, l'épouse du pdg de Suez, celle du pdg d'Alstom, la femme du patron de Mars & Co, l'épouse du fondateur de la marque de prêt à porter Apostrophe... Il se dit que, comme elles ont investi dans une PME, en fonction d'une loi formulée par Eric Woerth, du temps où il était ministre, elles bénéficient d'une réduction sur l'ISF. Mais les gens sont parfois méchants avec les bonnes âmes qui défendent les animaux.

 

     Mais revenons à l'article du Parisien et à ces personnalités politiques, toutes du centre (sic), ex-ministres, députés, sénateurs, conseillers régionaux ou européens:

     - Hervé Morin, candidat plus blanc que blanc à la présidentielle. Il a vendu un bourrin pour presque rien (1 à 2 millions d'euros). Il l'avait acheté à un émir de Dubaï, du temps qu'il était ministre de Sarkozy. Comme cette transaction lui chauffait les fesses, vu sa prétention à être le nouveau Robin des bois (que le peuple attend), il l'a refourgué. Empochant au passage une jolie plus-value. Il faut savoir assurer ses arrières en cas de retraite, s'est dit sans doute celui qui fut ministre de la Guerre dans le gouvernement des riches.

     - Chez les potes du Modem, c'est tout le staff qui est concerné par les canassons. Après tout, cela n'a rien d'anormal. La presse people raconte que François Bayrou, le boss (autre chevalier blanc) cause à l'oreille des chevaux. Sans doute pour récolter des pépètes: 150 000 euros sur les champs de course. C'est mieux, pour un homme de la campagne, que de vendre des radis sur le marché à Pau. Jacqueline Gourault, vice-boss du Modem, possède un élevage de chevaux de course. Jean-Luc Bennahmias, secrétaire adjoint, transfuge des écolos, fait dans la pouliche. Jean Arthuis, lui, élève trois poulinières...

 

cheval-bois-metaphora.jpg

 

     Ah, en ces temps de disette (au propre comme au figuré) pour le peuple, c'est-y pas bien de se consacrer à la race chevaline et de ne pas rester toujours terre à terre, dans les ornières que la crise offre au plus grand nombre?

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