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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

    un toit

     Comme elles sont bien loin les promesses du candidat Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 sur le problèmes des mal-logés en France. "Je ne vais pas commander une énième étude sur la possibilité de rendre effectif le droit au logement opposable. Je vous propose de le faire", déclarait-il aux parlementaires UMP, le 14 septembre 2006. Effectivement la loi Dalo était votée le 5 mars 2007. Or, intronisé sous les ors du palais de l'Elysée, celui qui allait devenir le président des riches et du patronat passait aux oubliettes sa belle promesse électorale.

     Pire, le très officiel comité chargé du suivi de la loi Dalo ne fut reçu qu'une seule fois, en début de son mandat, par le président de la République et jamais par François Fillon, le premier ministre. De ce fait, le nombre de décisions de relogement non mises en oeuvre par l'Etat, malgré une décision de justice, a même augmenté de + 5 000 en 6 mois pour l'année 2011. Le recours devant les tribunaux pour exiger une place en hébergement ont, eux, progressé de 15% durant le même exercice. Et comme l'Etat ne respecte pas les lois de la République (un comble!), le 10 février 2012, le Conseil d'Etat l'a condamné pour n'avoir pas "mis en oeuvre le droit de l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale".

 

     Depuis, le ministre du logement est aux abonnés absents, Nathalie Kosciusko-Morizet ayant démissionné de ce poste et étant, à temps complet (au fait sous quel crédit?) la porte-voix officielle du président-candidat. Enfin, comme elle et son sous-ministre ne sont pas trop préoccupés auparavant du dossier, tout reste en l'état: le problème des mal-logés, le nombre des SDF et le non-respect par la République française d'une des lois qu'elle a édictée.

 

     Le 15 mars, s'achève la trêve estivale pour les expulsions. Contre ceci et le désastre annoncé, le DAL et l'ensemble des associations concernées appellent à manifester massivement, samedi 10 mars à 14h 30, place de la Bastille à Paris.

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