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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

TVA restauration

A entendre les syndicats des patrons de la restauration, on prendrait les boss de cette profession pour des pigeons, si on augmentait le taux de TVA que Sarkozy avait abaissé. En effet, ces dignes patrons ont embauché à la pelle, augmenté de façon faramineuse les salaires, amélioré les conditions de travail de ces derniers, tout en investissant dans leurs commerces. Avec en prime, la baisse des tarifs pour les consommateurs.


Petit rappel de mémoire, pour leur plaire, Nicolas Sarkozy avait réduit le taux de la TVA de 19,6% à 5,5%, avant de le remonter à 7%, car le patronat n'avait pas satisfait entièrement les conditions du deal signé avec l'Elysée des riches de l'époque, alors que cela coûte 3 milliards d'euros en moins par an dans les caisses de l'état.

Aujourd'hui, avec François Hollande à l'Elysée, qu'en est-il vraiment

 

 

  • des créations d’emplois ;
  • de la baisse effective des prix ;
  • des investissements ;
  • des améliorations des conditions de travail?

"60 000 emplois créés dans la restauration, soit 20 000 par an, l'engagement est tenu", s'exclame le patronat. Certes, l'INSEE confirme ce chiffre, mais avance également que le secteur créait 15 000 par an avant la baisse de la TVA, ce qui induit l'embauche de seulement 5 000 salariés. Et pour les emplois en alternance concernant les jeunes, on est au ras des pâquerettes.

 

Avec la baisse de la TVA, nos tarifs ont baissé de 3%, brament les mêmes. Toujours selon l'INSEE, effectivement on a connu une baisse, mais qu'en juillet et août 2009. Pour le reste jusqu'à aujourd'hui, les prix dans la restauration flambent, dépassant même l'inflation parfois.

 

Sur le milliard d'euros pour les investissements, "c'est le trou noir", dit le député Ps Thomas Thévenoud chargé de rapporter à cet effet. Et de citer la chaîne McDo qui a empoché 180 millions d'euros pour n'en investir que 60 millions.

 

Quant à l'amélioration des grilles salariales, 61% de la profession est au SMIC et le turnover dans la profession est considérable, J'ai été longtemps Président de la section commerce au Conseil de prud'hommes de Mantes-la-Jolie. Et sur tous les dossiers concernant cette profession, je peux certifier que les demandeurs étaient à 100% des salariés en butte à un employeur méconnaissant les dispositions du Code du travail et la convention collective nationale. Quant à la prime annuelle de 500 euros par an dont la restauration dit gratifier la profession, écoutons encore le député Thomas Thévenoud: "'il faut un an d'ancienneté et percevoir un salaire de 2 500 euros", quand la majorité de la corporation est payée au SMIC.

 

Alors, si le patronat de la restauration se considère qu'il est un gros pigeon à plumer, les consommateurs et leurs salariés sont eux les dindons de la farce signée entre Sarkozy et les syndicats des patrons de la restauration.

Et un gouvernement se proclamant de gauche ne devrait pas oublier par qui il a été élu. Dans ce domaine, comme en d'autres.

 

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