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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

   Durant cette campagne pour les présidentielles, un torrent de sondages a submergé la France, comme si on voulait empêcher le libre-arbitre de chaque citoyen. Naturellement, les instituts, qui s'occupent de ça, prétendent eux qu'ils aident le bon fonctionnement de la démocratie, la main sur le coeur comme ces angelots qu'ils sont tous. Sauf que c'est de ce côté-ci que se tient aussi leur portefeuille et que leurs petites affaires deviennent de plus en plus florissantes en même temps que le pays se dépolitise.

 

   En ce qui concerne leurs affaires grandissant avec la multiplication des sondages, Pierre Weill, pdg de la Sofres, avait affirmé en 2000: "le terme institut a un côté universitaire et sociologique, alors que la réalité actuelle est celle des entreprises et du business". Voilà qui a le mérite de la franchise de la part d'une pointure parmi les "instituts" de sondage, non?

   Effectivement, business il y a et toujours au détriment des salariés employés. Ils sont environ 10 000 (la moitié des effectifs) à travailler comme enquêteurs vacataires cumulant les CDD; leur taux de rémunération tourne autour de 1,2 fois le Smic. Leurs collègues à temps complet ne sont pas mieux lotis avec une flexibilité à outrance (déplacements fréquents et impromptus) et le non-paiement de leur qualification.

  Ce système de précarité (CDD et flexibilté pour les CDI) est contenu dans la Convention collective nationale de 1980 que le syndicat patronal n'envisage pas de modifier. On comprend pourquoi. Les sociétés de sondages ont réalisé plus de 2 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2010.

 

La CGT de ces sociétés s'est regroupée en un collectif visible ici:collsondage.free.fr

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