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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     Le 9 mars 2012, va se tenir le Conseil d'administration de l'ARRCO. Il aura à statuer sur le niveau de la revalorisation des pensions de retraite pour 2012, au 1er avril. Les syndicats réformistes, toujours aux basques du patronat pour glaner du grain à moudre pour satisfaire leur petit appétit, ont déjà la main crispée sur leurs stylos. En effet, cette revalorisation des pensions correspond à l'accord du 18 mars 2011 qu'ils avaient entériné avec le patronat. La CGT ne l'avait pas signé, estimant que le pouvoir d'achat des retraités ne pouvait pas se satisfaire de miettes dans cette période de crise frappant durablement le monde du travail.

 

     Pour cette réunion de l'ARRCO, le Medef a obtenu des syndicats réformistes un groupe de travail sur un niveau commun de revalorisation. Bien entendu, la CGT n'a pas participé à ce conciliabule. Il faut rappeler qu'en 2011, ce simulacre de discussions avait conduit à la revalorisation fantastique de + 0,26%.

 

     "Il y a danger que cette piètre comédie se renouvelle en 2012", estime la CGT.  Non seulement pour les retraités, mais aussi pour les actifs, la valeur du point (et son augmentation) permet de calculer les pensions d'aujourd'hui et de demain.

     Oui, il y a danger d'autant plus avec la position actuelle de la CFDT ou de FO. Pas de "politique" dans cette campagne électorale, comme si le programme de Nicolas Sarkozy et celui du Medef n'étaient pas bonnet blanc et blanc bonnet. Pas d'appel unitaire donc à la grève pour la journée du 29 février. De la même façon, beaucoup de risettes au président de la République lors de son Sommet de l'emploi à l'Elysée. Il est vrai aussi, que dans la manifestation parisienne du 29 février, drapeaux socialistes et écharpes des élus du PS étaient absents. Comme si les luttes pour mieux vivre devaient être mises entre parenthèse...

     Pas de déclaration non plus sur cette journée de mobilisations des salariés de la part de Le Pen fille. Mais sans doute, Le Pen père, ce jour-là, enseignait-il à sa cadette comment doit se tenir un chef de l'extrême-droite, si elle veut le rester.

 

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    Réunion préalable (le plus gros est le Medef me semble-t-il) sur l'ARRCO

 

 

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