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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     Avec Lucas Papadémos premier ministre grec intronisé par la BCE, le FMI et l'Union européenne, les injonctions des marchés en matière d'austérité vont être appliquées à la lettre dans ce pays. Comment peut-il en être autrement de la part d'un ex-vice-président de la BCE et ancien dirigeant de la banque internationale Goldman Sachs?

      En Italie, c'est aussi de la corbeille de la Bourse qu'est tiré Mario Monti, le président du conseil. Lui aussi provient de la Goldman Sachs, l'une des plus puissantes  banques d'affaires américaines au coeur de la crise actuelle. Bref, à Rome, un homme de la finance internationale remplace un pdg et ses affaires financières non moins internationales.

     Ce ne sont que deux technocrates, à l'écart de la politique, bavasse, à longueur d'antennes et dans les journaux, la presse aux ordres du capitalisme. Archi-faux! La Goldman Sachs, l'un des géants de Wall-Street, exerce une influence déterminante sur tous les gouvernements des USA. Et Lucas Papadémos, comme Mario Monti, n'ont pas été dans cette  banque que de simples commis aux écritures.

     Concernant Mario Monti, il est sénateur à vie de l'Italie, ce qui prouve bien son attachement au monde de la politique de l'autre côté des Alpes. Il a été aussi commissaire européen à la Concurrence (libre et non faussée selon les normes capitalistes, faut-il le rappeler). Il a été désigné à ce poste par le président du conseil italien, autre attachement à la politique transalpine. En effet, les commissaires européens ne sont pas de simples technocrates qui administrent l'Union européenne. Ils sont proposés par leur gouvernement respectif. Ainsi en est-il du français Michel Barnier, ex-député et ministre UMP, actuellement commissaire aux Marchés (cela ne s'invente pas).

 

     On le voit donc, l'Europe au service des marchés poursuit ses mauvaises oeuvres avec ces deux nominations, lesquelles à l'évidence ne sont pas venues au jour comme par magie.

     Les Verts, en congrès européen ce dimanche-ci, par la voix d'Eva Joly, candidate à la présidentielle de 2012, souhaite "une Europe fédérale avec un abandon partiel de la souveraineté" pour chaque état membre. Cette direction politique est mauvaise. Au nom d'un fédéralisme européen, elle bâillonne les peuples et asphyxie leurs Parlements. Elle laisse le champ libre à la spéculation et à la désintégration des tissus industriels, agricoles et humains. Et n''est-ce pas ce que subissent les nations européennes en ce moment?

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