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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     chevalier    Dernier rebondissement dans l'affaire Karachi et les supposées commissions illicites qui auraient alimenté la campagne de Balladur, lors des présidentielles de 1995: les chevaliers blancs contre-attaquent. Du moins les avocats des sieurs Nicolas Bazire et Ziad Takieddine, ceux-ci mis en examen dans cette affaire et proches de l'Elysée.

     Ce sont les juges d'instruction Le Loire et Van Ruymbeke qui enquêtent sur le volet financier autour d'un contrat d'armes. Mais leurs investigations risquent de ne plus se poursuivre et, ainsi, le chapitre serait clos. Un point c'est tout! Et quels sont les nouveaux arguments que plaident les avocats des chevalier blancs? Qu'ils étaient en train de skier dans les montagnes suisses avec des témoins à la clé (pas celle du coffre -ndlr-) Non, la contre-attaque consiste à l'annulation pure et simple de la procédure, surtout vu l'article 62 de la Constitution disposant que les décisions du Conseil constitutionnel "ne sont susceptibles d'aucun recours".

     Mais quel lien entre cette tambouille constitutionnelle et une affaire qui puerait la mort autour d'un magot d'argent sale. Et bien, simples sujets de France et de Navarre, les comptes de campagne de Balladur avaient été validés par ledit Conseil et donc aucun juge ne peut enquêter autour des dits compte. Le JDD, qu'on ne soupçonne pas de fréquenter les arcanes de la gauche, prétend que le parquet général (celui qui est sous les ordres du ministre de la Justice, membre du gouvernement des riches) ne serait pas défavorable à ce que dit la défense des chevaliers blancs. Bon, pour l'instant, le président de la Chambre de l'instruction n'a pas pris encore de décision.

 

     Il est vrai que ça urge pour nos chevaliers blancs et les gros poissons auxquels ils semblaient obéir (suivez mon regard). Mandée par les juges d'instruction précités, la police a fait une descente dans les caves du préfet Jean-Claude Arrousseau (ex-conseiller à la Cour des comptes, pas moins) et le quidam a été placé en garde à vue. Les flics ont mis la main sur les archives justement des comptes de campagne de Balladur, dont le porte-parole et copain s'appelait Nicolas Sarkozy, ministre aussi du Budget, pour ne pas le nommer. Le dit préfet était lui le big boss de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur. Du tonnerre de Dieu, ont semblé dire les enquêteurs de la brigade financière à propos des dossiers retrouvés.

     Bon, pour l'instant, les juges d'instruction poursuivent leurs investigations tout azimut. Lundi matin, ils vont entendre Dominique de Villepin, un autre chevalier blanc que notre pays compte.

 

     On ne peut souhaiter que tout ce micmac autour d'un argent sale (et qui a fait des victimes civiles françaises) aboutisse. Mais selon que vous soyez puissants ou misérables, bref vous connaissez la chanson, même si cela serait complètement injuste. Une fois de plus!

 

     NB: on est pas obligé de laisser en blanc le chevalier ci-dessus. Il peut être colorié d'une couleur que la morale  -ou la justice- m'interdise de préciser.

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