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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les Alsaciens du département du Haut-Rhin ont enterré les espoirs de la droite et du patronat de revenir à une Alsace d'avant la Révolution de 1789. Le NON contre la fusion du Bas-rhin et du Haut-Rhin et de la région en une belle et seule province a recueilli près de 55% dans le Haut-Rhin. Au contraire, dans le Bas-Rhin le oui l'emporte avec près de 65% des voix. Mais comme la loi imposait une majorité de oui dans les 2 départements alsaciens et 25% des suffrages, la  fusion n'aura pas lieu.

 

Peu de votants en effet dans le Bas ou le Haut-Rhin. Mais comment s'en étonner? Au plus fort du rejet du monde politique avec l'affaire Cahuzac, ce même monde politique, qui se partage les affaires de la France, voulait sortir d'un vieux chapeau un encore plus vieux lapin datant de l'ancien régime. Comme si un passé enterré était synonyme de futur immédiat. Si la droite et le patronat appelait au oui, le PS restait divisé: dans un département, il était pour le oui, dans l'autre pour le non non. Les écolos rêvaient d'une Alsace à la manière des lands allemands, comme s'il fallait copier à tout prix ce qui est de l'autre côté du Rhin. Pour sa part, la CGT, résolument, appelait à voter NON contre le retour à l'arrière préconisé par les uns et les autres.

 

Et puis, cette loi sur un référendum votée sous Sarkozy, qui n'émeut pas ceux qui se targuent d'être des démocrates à tout va, le PS et les Verts qui ne la remettent pas en cause? Ainsi, selon cette loi, il faut 25% de participation et plus de 50% de suffrages favorables, soit 13 électeurs sur 100 pour retrouver l'Alsace du temps de Louis XVI!  Où est la démocratie la plus élémentaire?

 

Enfin, ce projet, imposé pourtant dans un bastion régional de la réaction en France et qui est  finalement rejeté, montre que les préoccupations des citoyens ne sont vraiment pas là. Le chômage et la précarité qui explosent, un pouvoir d'achat  en berne, les attaques incessantes contre la retraite et le Code du travail, l'austérité prônée par ceux qui fraudent ou qui ont des potes qui fraudent, voilà ce à quoi il faut s'attaquer.


Mais ceci n'est évidemment pas la priorité de la droite et du patronat, ni du roi élu à l'Elsée, François II de cette 5e République imposée en 1958 par la droite et le patronat à la France, autour du général de Gaulle.

 

 

 Si chaque région adapte la règle nationa…

 

 

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