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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Dans la province canadienne du Québec, les manifestations étudiantes ne faiblissent pas. Pour la quatorzième soirée consécutive, des milliers de manifestants défilent contre l'augmentation de 82% de leurs frais de scolarité. Mais le gouvernement reste sourd. Pire, il vient de déposer un projet de loi, le jeudi 17 mai 2012, pour restreindre très fortement le droit de manifester.

  Ainsi, toute une série d'amendes (de 777 à 97 000 euros) serait instaurée contre les organisateurs de piquets de grève ou de manifestations.

"Cette loi est, et de loin, pire que l'augmentation des droits de scolarité pour les étudiants", annonce la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). Le Parti québequois (d'opposition) fait la même analyse et parlé d'une "loi ignoble", "une violation grave des droits fondamentaux, une attaque frontale contre les associations étudiantes" .

 

  Trois mois que les étudiants du Québec se sont mis en grève illimitée.

 

  En regard de la capacité théorique de payer des étudiants québécois et de leur parents, 40 % ne reçoivent aucune aide financière de leurs parents et les deux tiers n'habitent plus chez eux : 80 % travaillent et étudient à temps plein. La moitié des étudiants vit avec le seuil de pauvreté. Une étude a établi que s'endetter pour étudier a des conséquences à long terme et que l'augmentation de plus de 200 % des droits de scolarité entre 1995 et 2005 a fait passer de 49 % à 57 % la proportion des étudiants s'endettant pour étudier. Les frais de scolarité représentent plus d’heures de travail en 2012 que par le passé.

  La hausse des droits de scolarité et des taux d'endettement suscitent également la crainte d'une « bulle spéculative » uniquement profitable aux institutions bancaires assurant la gestion des prêts gouvernementaux. L'endettement étudiant est comparé par des observateurs américains à l'endettement des ménages avant l'éclatement de la bulle immobilière.

 

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