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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     Oui, partisan de la retraite à 60 ans pour tous, le Parti à la rose ne l'est plus. Par la voix de Martine Aubry, sa première dirigeante, hier, il s'engage à faire bloc derrière François Hollande sur cette question (Voir l'article François Hollande n'en est plus). Dès lors, le vent mauvais du libéralisme revient dans le jardin de la rose, quand dans les manifestations contre la réforme capitaliste décidée par l'Elysée, des écharpes et des banderoles socialistes accompagnaient la France en colère.

    Les propos de Martine Aubry sont hélas clairs: "Il y aura des décotes à 60 ans, 61 ans, 62 ans " . Et pourquoi pas jusqu'à la Saint Glinglin? "Mais les Français auront la liberté de choisir quand ils voudront partir", a-t-elle rajouté. Mais quelle liberté, avec une pension de retraite amputée d'une décote dans un société qui n'épargne pas le quotidien des couches populaires et des classes moyennes?

     Le maire PS de Paris, lui, explique la démarche sur les retraites qu'adopterait un gouvernement socialiste: "Un, on casse la réforme mauvaise, injuste qui a été faite par la droite". C'est heureux, pourrait-on dire. "Deux, on rétablit les droits de ceux qui en ont le plus besoin". Plus flou que flou, tu meurs quoi!. "Trois, on négocie (sur le reste) avec les syndicats". Et aussi le Medef, par exemple? Et pourquoi pas aussi avec Bruxelles ou le FMI?

 

     Non, mes camarades, introduire la notion de décote dans une pension de retraite, c'est forcément repousser l'âge de départ à la retraite. Et cela retarde d'autant plus l'entrée des jeunes générations sur le marché du travail. C'est aussi remettre en cause un acquis social promulgué par François Mitterrand, président socialiste de la République.

     En France, 5ème pays le plus riche du monde (et la marche du podium est haute pour le top 10), jamais la richesse nationale et la productivité n'ont cessé de fléchir. En ne s'attaquant pas au capital et à ses profits, c'est une faute politique. Et dans ce terreau infertile semé de désillusions, l'extrême-droite de la famille Le Pen fait ses choux gras.

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