Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Toujours sur les Chemins de faire, pour mon pays natal:


Et voici mon pays que vous ne saurez pas,

Juché de castels sur le faîte des Corbières,

Et ces vieilles cités où les coeurs s'étaient joints

Qu'ils fussent du campanile ou d'autres matières.

 

Fleur d'or sur terres rouges, la mer pour levant,

De côteaux il était, de plaines, de montagnes,

Brodé de vignes qu'empanachaient tous les vents:

Cers ou bise d'Autan, Marin ou bien d'Espagne.

 

Ils avaient percé dans la roche leur jardin

Malgré leurs nids ouverts en des bercails inverses,

Laboureurs ou barons, dames et baladins,

De leur coeur, de leurs mains avant que le jour verse

 

Mais ce songe orgueilleux ne dura qu'un printemps,

Il ne s'enseigne plus sur les bancs de l'école

Et mon pays d'Oc qui était de tous les temps,

A perdu son verbe autant que son auréole.

 

Tout fut mis au bûcher: l'esprit et la colombe.

La liberté il ne fallut plus concevoir,

Saint Louis la plaça lui-même dans la tombe

Et souffla les étoiles sans jamais les voir.

 

1208-1255: croisade contre le pays cathare

Et Le pays qui veut vivre de Claude Marti:

 

 


 affiche VVAP Languedoc.gif

Commenter cet article

sorcière and co 11/01/2013 15:23

beau chant d'un exilé, quelle souffrance en nostalgie se dégage de ces vers, mais du languedoc ou de bretagne, du nord ou de lorraine, de l'algérie ou du maroc, ton chant est un chant universel et
peu importe le paysage

étoile rouge 11/01/2013 05:53

très beau texte qui fait aimer un pays à l'histoire inconnu

caroleone 10/01/2013 16:13

Bonjour Roger,

C'est bien, j'aime beaucoup, quelle belle plume, ce fut dommage que tu ne nous en fit pas profiter !!
J'ai bien senti ton beau pays d'Oc en te lisant.

Amitiés

caroleone