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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

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Depuis 3 mois, à la demande de l'Elysée, des réunions entre patrons et syndicats de salariés se tiennent pour soi-disant "sécuriser l'emploi". Il y avait mieux à faire, entendre les propositions des syndicats et légiférer, puisque les députés socialistes ont la majorité absolue à l'Assemblée nationale. François Hollande ne l'a pas voulu ainsi, désirant un "compromis historique" entre les exploiteurs et les salariés, comme si patronat et exploités avaient des intérêts communs.


De ce fait, le gouvernement a ouvert la boite à pandores, de laquelle le Medef, ravi, a jailli. Ainsi, après avoir encaissé 20 milliards d'aides gratuites sans aucune contrepartie,  il veut réformer à sa guise le Code du travail:

 - création d'un CDI de projet, permettant de vous virer  dès le terme de la tâche confiée et ce,  à tout moment et sans application des droits pour un licenciement économique;


- mobilité forcée à plus de 50 km de votre lieu de travail et en cas de refus: le licenciement;


- modification du contrat de travail pouvant permettre une baisse de salaire et la modulation du temps de travail; en cas de refus, licenciement économique avec des droits minorés et pas de recours devant les Prud'hommes;


- réduction à 18 mois du recours devant les Prud'hommes pour tout manquement de l'employeur, au lieu de 5 ans actuellement;


- moyens d'intervention réduits pour les CE et les CHSCT;


- réduction des droits sur les indemnités de chômage.

 

Pour l'instant, l'ensemble des syndicats de salariés ont refusé ce diktat patronal. Mais le gouvernement de Zayrault de Nantes pousse toujours à un "compromis historique". Et une compromission pourrait voir le jour les 10 et 11 janvier 2013.

 

POUR LA CGT, C'EST NON. Face à l'urgence sociale, à la précarité galopante, à l'explosion, il faut des garanties nouvelles pour améliorer le droit du travail et non pas la mort du Code du travail.

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sorcière and co 02/01/2013 18:00

après avoir exporté tout le travail des entreprises françaises là où les salaires sont très bas, comment le patronat pourra vendre ses produits à des chômeurs en france
au lieu de se goinfrer sans aucune visibilité du lendemain, il ferait mieux de réfléchir un peu