Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Du moins le beau monde de la capitale ou celui qui se considère comme tel dans ce clos mêlant la politique, le fric roi et des affaires pas toujours propres.

  Le général syrien en question est Manar Talass, ex-proche de Bachar el Assad et qui vient de lui faire défection. Attention, pas pour intégrer le camp des rebelles, mais pour rejoindre vendredi sa soeur, Nahed, installée à Paris, richissime veuve d'un marchand d'ames saoudien et qui prodigue ses bienfaits à un beau monde bien français de la capitale.

 

  Rue89 a enquêté à leur sujet, sous le titre: Le général syrien, la veuve du marchand d’armes et le Tout-Paris

 


  Quelques bonnes lignes:

  La défection du général syrien Manar Talass a suscité de nombreux articles – mais la plupart restent discrets sur les liens très particuliers d’un membre de sa famille avec l’establishment français, sa richissime sœur Nahed, personnalité mondaine connue du Tout-Paris.

  En débarquant à Paris après s’être enfui de Damas, Manaf Tlass ne risque donc pas de devenir SDF, mais plutôt de rejoindre les appartements les plus cossus, et de fréquenter le premier cercle politico-médiatique de la capitale française.

  A Paris, Nahed Tlass, la fille du général Moustapha Tlass, ancien ministre de la défense de Assad-père et à ce titre membre de l’entourage immédiat du clan au pouvoir à Damas. Elle est plus connue sous le nom de Nahed Ojjeh, du nom de son défunt mari, marchand d’armes saoudien, qui était bien plus âgé qu’elle et est mort en 1991 en lui laissant une fortune considérable.

 

« Les dîners de Mme Ojjeh »

  Installée à Paris, Nahed Ojjeh, aujourd’hui agée de 52 ans, mène grand train, devient « mécène » et se lie aux milieux politiques et médiatiques. On lira avec délice le récit des "dîners de Mme Ojjeb" (avec Villepin, Messier etc.) qu’avait fait en 2006, dans Le Monde, Ariane Chemin.

  Le hasard fait que « M », le magazine du Monde, publiait vendredi, au moment où le général Tlass faisait défection, une photo de Mme Ojjeh prise en 1995 avec son compagnon d’alors : il s’agit du journaliste Franz-Olivier Gisbert, alors patron du Figaro, aujourd’hui celui du Point.

  Attention, selon Rue89, madame Ojeh fut aussi la maîtresse de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand.

  Et Rue89 poursuit: Parmi les autres aspects fascinants de la vie parisienne de Mme Ojjeh, il y a le financement pendant plusieurs années de ce club d’échec parisien, dont faisait partie ... Dominique Strauss-Kahn.

 

  Sur son frère, le général syrien qui a filé la rejoindre en France, un journal libanais, l'Orien-le jour, affirme que Bachar el Assad n'a pas voulu lui donner des étoiles supplémentaires et que ces derniers mois, selon Rue89, il s’était prononcé pour une solution politique et pas militaire à la crise provoquée par le soulèvement de la population, et avait refusé de participer à l’assaut contre le bastion rebelle de Homs.

  Il avait été marginalisé par le clan au pouvoir, jusqu’à son départ annoncé vendredi, en pleine réunion des Amis du peuple syrien à Paris.

Un atout diplomatique

  « Son départ a-t-il été facilité par la France ? Probable, quand on connait la proximité qui lie la famille Tlass à notre pays », commente pudiquement Le Figaro sans en dire plus.

  C’est Laurent Fabius lui-même qui a annoncé que le général Manaf Tlass était en route pour Paris. Personne ne pouvait se douter, en entendant le ministre, à quel point la famille Tlass est bien introduite dans la capitale française.

 

  Des liaisons dangereuses avec un des éléments clés d’une dictature impitoyable, qui se révèlent aujourd’hui un atout diplomatique dans le bras de fer engagé pour faire tomber le clan Assad.

Commenter cet article