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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

   Les mêmes, comme lors de l'élection présidentielle, nous remettent le couvert pour les législatives. L'extrême-droite française aurait changé en bien et la démocratie ordonne que ce parti républicain ait voix au chapitre. Il présente quand même un candidat par circonscription électorale. Je laisse juge sur la couleur républicaine du Fn, quant à présenter partout des candidats, il a dû racler les fonds de tiroir pour ce faire et même plus encore.

 

   Aussi, je ne résiste pas à vous faire lire des extraits que Rue89 a écrit à ce sujet: 

   Des blogueurs qui se lâchent

  Laurent Salles, candidat de la quatrième circonscription des Hauts-de-Seine, sur son blog un communiqué violent de l’Union des Français juifs. L’association pro-FN évoque "des milliers d’armes de guerre, venant d’Afghanistan, et circulant parmi les jeunes musulmans de nos banlieues ".

   Dans le même département, Rémi Carillon, candidat de la première circonscription, connu pour avoir dérapé sur son blog en 2011 (depuis nettoyé). le militant FN postait des liens vers des personnalités racialistes, comme David Duke, un ancien du Ku Klux Klan, dont il jugeait les théories « intéressantes ».

   Autre blogueur, Cyril Bozonnet, qui se laisse aller à sa haine des musulmans sur son site local d'Aubervilliers.

   Selon le site Alkanz, Patrick Sokolowski (cinquième circonscription de l’Ain) a lui publié en mars, sur le site du Front national Bellegarde, un faux programme du PS écrit en arabe. Depuis, ce post a été dépublié.

   Puis, il y a Stéphane Poncet. Au Grand Journal de Canal+, la présidente du FN avait indiqué qu’il ne serait pas candidat, après la publication sur son blog de caricatures (un « père Noël roumain » dérobant un écran plat, par exemple). En fait, il est maintenu dans la sixième circonscription du Rhône.

   Lors de cette émission, Marine Le Pen avait regretté les propos de Danielle Le Gac sur la proéminence du nez de Nicolas Sarkozy trahissant ses origines. La candidate se présente dans la première circonscription du Var..

  Des candidats aux idées radicales

   David Mascré se présente dans la troisième circonscription de la Marne. Ce conseiller de Marine Le Pen, spécialiste de l’éducation est proche des catholiques intégristes qui gravitent autour du FN et des mouvements créationnistes.

   Le FN a investi l’attachée de presse du Bloc identitaire, Catherine Blein, dans la circonscription de Guingamp (Côtes d’Armor). Dans le télégramme de Brest, on apprend que l’agricultrice retraitée, a pris sa carte au FN, « il y a quelques mois ».

   Dans un autre genre, Christian Bouchet se présente contre Jean-Marc Ayrault dans la troisième circonscription de Loire-Atlantique. Ce nationaliste-révolutionnaire est connu pour ses positions antisioniste et pro-iraniennes.

   Geneviève Béduneau, candidate dans la quinzième circonscription de Paris, a un doctorat de théologie orthodoxe. Sur son blog, elle explique qu’elle a visité le cimetière du Père-Lachaise avec un spécialiste des vampires. Elle se réjouit que la tombe d’Allan Kardec, fondateur du spiritisme, soit fleurie par ses disciples. Elle fait partie du comité de rédaction du site Balkans.info et écrit des articles pour défendre la politique de Vladimir Poutine et Ralko Mladic criminel de guerre serbe.

   Marie d’Herbais, amie d’enfance de Marine Le Pen, longtemps l'épouse de l’ex-GUD et conseiller en communication du FN Frédéric Châtillon, est investie dans la deuxième circonscription de la Sarthe. Sur sa page Facebook, la candidate fait la promotion du film de Dieudonné« L’Antisémite », dénoncé par la Licra. Elle évoque aussi son amitié avec Kémi Séba, racialiste plusieurs fois condamné pour incitation à la haine :« Je respecte prodondémment ce gars, qui tout le temps qu’il était en France, prônait l’anti-mélange racial. » 

  Philippe Chevrier, candidat dans la dixième circonscription des Yvelines, connu pour être le compagnon de Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN. Il a tenu des propos violents sur la journaliste Caroline Fourest: « Quand est-ce qu’on se l’emmène la Fourrest ? On la met à poil, on l’attache à un arbre, on se la prend, on met des cagoules, on va avec la Fourest en forêt de Rambouillet et on la laisse. "

   Des post-adolescents

  Dans la liste des candidats aux législatives, beaucoup sont à peine sortis de l’adolescence. Ils admirent Marine Le Pen, c’est à la limite du fanatisme.

   Vincent Wiss, métallier-serrurier de 22 ans, relaye sur sa page Facebook les discours en vidéo de Marine Le Pen, accompagnés de commentaires du type :« C’était énorme, mémorable. Marine je t’aime. » Joint par Rue89, Wiss pense qu’il n’est pas trop jeune pour le poste: "Si je suis élu, j’aurais des cours de droit pour apprendre à créer des lois, tout cela se fera suite par suite. Pour le moment, je n’ai pas les moyens de m’en payer. » 

  Estelle Arnal, étudiante de 21 ans, fan de la chanteuse Alizée, est investie pour la première fois. Elle nous demande de la rappeler sur son portable parce qu’elle n’a « plus de forfait ». Elle dit que ses opposants s’acharnent sur son âge, alors qu’elle a toute la maturité qu’il faut : elle n’est pas timide, elle « arrive à écouter et parler aux gens » sur les marchés.

  Julia Abraham et Gianni Meli qui se présentent respectivement en Alsace et dans le Nord, sont les deux plus jeunes candidats. Ils ont tous les deux 20 ans.

Des candidates de la parité

     Nathalie Acs est candidate dans la onzième circonscription du Nord. Elle a été reconduite, alors qu’elle avait gaffé aux cantonales. La candidate FN avait admis ne dit rien savoir sur les collèges de son canton. « On ne m’en a jamais parlé, alors, je ne sais pas ».

  Le FN fait appel, comme les petits partis le font souvent, à la famille. Les femmes ont été mobilisées. Thérèse Aliot, 74 ans, la mère du numéro 2 du FN, a également été investie :« Je ne sais pas qui a amené l’autre, de mon fils ou moi, au FN. Mais je suis au FN depuis qu’il a été créé et ce n’est pas la première fois que je me présente. Vous savez, je suis une rapatriée d’Algérie, et je pense que cela a déteint sur mon fils. »

   Alexandre Simonnot, qui fait campagne avec son père dans le Val d’Oise, regrette que sa femme n’ait pas pu participer à la campagne cette fois-ci, comme aux cantonales :« Elle est enceinte. Je lui ai dit de ne pas le faire. Ça peut être dangereux. On a des militants qui sont morts sur le terrain. »

 

   Note de ma pomme: Le prix d'excellence (si j'ose dire) à la fille vraiment de son père. Interrogée par des journalistes sur la candidature de JL Mélenchon, elle a déclaré:"chaque fois que quelqu'un vous dit "je vote Mélenchon", c'est un français d'origine algérienne, précisant ensuite "maghrébin"."

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