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Publié par le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com

     "La dette publique est énorme et il faut de l'austérité pour la réduire", clament le gouvernement et le patronat. Et le PS d'amener de l'eau au moulin de la droite. Alors, la gauche, la droite, du pareil au même?

     Déjà, aux dernières élections cantonales, 60% des citoyens s'étaient abstenus. Et parmi ceux qui s'étaient déplacés devant l'urne républicaine, un tiers s'égara pour encourager le parti de la droite extrême. Lorsque la pauvreté ruine les poches et le quotidien, l'histoire montre qu'il n'est pas rare qu'elle s'attaque aussi à l'esprit.

 

     Aussi, parlons sérieusement de la dette publique française. Provient-elle du fait que la France a trop dépensé ou que la crise a sérieusement ébranlé ses recettes? Tiens, une idée: pourquoi tous les foyers ne recevraient-ils pas le détail de nos dépenses pour juger sur pièces?

     Car la crise a bon dos: 154 milliards d'euros de TVA en 2009 pour 159 milliards en 2008.

    Pour le reste, l'exonération des charges fiscales et sociales aux entreprises entraîne un manque à gagner de 172 milliards d'euros (chiffres du Conseil des prélèvements obligatoires). Sans parler des exonérations fiscales sur les heures supplémentaires, des mesures prises en faveur du capital (bouclier fiscal ou réduction de l'impôt sur les grands fortunes par exemple), de la suppression de la taxe professionnelle, des multiples niches fiscales qui avantagent généralement les sociétés et les nantis. Et puis, il y a le budget alloué à deux guerres inutiles, celle en Afghanistan et celle en Lybie, sans compter nos dépenses militaires au sein de l'OTAN dont nous venons d'int"éger le commandement. Ensuite, il y a les dettes contractées auprès des marchés financiers spéculatifs pour payer nos emprunts, notamment pour renflouer le secteur bancaire qui spécule toujours autant , comme si rien ne s'était passé. (Ah, cette moralisation du capitalisme!)

     On le voit donc, les origines du déficit public ne sont pas les conséquences d'un trop-plein de dépenses publiques, mais bien les conséquences de la spéculation financière, des allègements d'impôts envers les nantis et d'un budget alloué à la guerre.

 

     Il faut avoir le courage politique de dire non à cette gestion capitaliste de la France. Sinon, à la place d'un bonnet blanc au gouvernement, on mettra un blanc bonnet. Avec en prime un nouveau record de l'abstention et l'égarement toujours plus grand dans les marécages de la bête immonde. Ce qui n'arrangerait ni notre dette, ni la démocratie, ni notre société.

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