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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

                                  

Le Concore Opéra est un grand hôtel de luxe parisien, 4 étoiles avec plus de 200 chambres et 40 suites, sis devant la gare Saint-Lazare. Ce n'est donc pas la gargote pour touriste désargenté. Et voilà-t-y pas que dans ce palace, le 12 juillet dernier, une employée, de surcroît élue CGT, tombe, dans une chambre de luxe, sur une jeune femme d'origine éthiopienne. Celle-ci, âgée de 24 ans dit avoir été recrutée en janvier 2011 pour du travail à Abu Dhabi, le bled richissime des non moins richissimes Emirats arabes unis. Pas de salaire, mais parfois des coups en guise de feuille de paie et confiscation de son passeport, des fois qu'elle voudrait jouer à la fille de l'air. Cet été 2012, ses patrons sont venus faire des emplettes à Paris et logent au Concorde Opéra, avec leur esclave dans leurs bagages.


Ni une ni deux, la délégué CGT prévient deux autres copines du même syndicat et le secrétaire du CE, lequel contacte le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM) qui alerte la police.

L'esclave est enfin libérée de ses chaînes et au commissariat, la jeune Éthiopienne dépose plainte pour "séquestration, violences volontaires et vol", avant d'être prise en charge par le CCEM.


Et qu'a fait la direction de Concore Opéra mi-août? Une lettre de rappel aux 4 élus CGT leur reprochant une "action qui ne relève pas de votre fonction, ni de votre mandat de représentant du personnel".

Alertée, l'Inspection du travail a invité Concorde Opéra à retirer la lettre de rappel et va signaler l'affaire par un rapport au ministre de l'Intérieur.

 

 Oui, car au Concore Opéra, c'est ne rien voir, rien entendre, rien dire pour ne pas froisser quelque touriste qui, sinon, irait voir ailleurs. Sans doute pas au nom de la libération de la femme.

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