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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

L'Elysée socialiste désirait un "compromis historique" entre le patronat et les syndicats et plaçait ses espoirs dans la négociation. Comme si cela ne servait à rien d'avoir voté pour des parlementaires dont le rôle essentiel est de légiférer.

C'est vrai que si on regarde les chaînes parlementaires, on croirait que députés et sénateurs sont des adeptes inconditionnels de l'absentéisme, tant leur nombre en séance est ridicule. Et la majorité des godillots socialio-écolo que se sont donnée les électeurs, dans les rangs du Parlement, participe à cette même absence dans les faits comme dans les actes.

Ainsi, Comme l'Elysée de François 2 n'est pas très conquérant en matière de politique sociale (c'est le moins qu'on puisse dire), le Medef, qui aime bien le vide des politiques, le remplit de diktats à la solde de ses intérêts.


code du travail

 

De ce fait, la soi-disant "négociation sur la sécurisation de l'emploi", initiée par Jean-Marc Zayrault, le premier chambellan que François 2 a donné à la France, est un modèle du genre. Le patronat ne veut discuter que de ses revendications : le père Noël avant l'heure donc pour le MEDEF!

Du coup, comme la CGT, même les mous du collier en luttes de classes du côté syndical ont jugé le texte soumis de "provocateur".

 

Pour faire vite, voilà les bonnes mesures que le patronat dépose dans les souliers des petits salariés qui doivent être sages, vu que la crise est là:

 

-  inciter « au retour à l’emploi » en rétablissant 
la dégressivité des allocations chômage.

 

-  élargir le recours 
au CDI de chantier ou pour une mission déterminée.

 

-  envisage la généralisation d’un CDI intermittent.

 

-  réduire les possibilités de recourir au juge prud'homal, en limitant les poursuites à douze mois au lieu de cinq ans actuellement et restreindre les indemnités en cas de condamnation de l’entreprise pour licenciement sans motif réel et sérieux.

 

- réécrire la loi sur les licenciements pour mettre fin à la jurisprudence selon laquelle l’énoncé des motifs de la lettre de licenciement fixe les cadres du litige.

 

- signature d'un accord de compétitivité-emploi, 
c’est-à-dire modulation du temps de travail ou du salaire dans les entreprises en difficulté.

 

Voilà, la messe de Minuit est dite avant l'heure de l'anniversaire du petit Jésus.

 

C'est pour cela que la CGT appelle à une journée d'action et de manifestations pour le 13 décembre 2012.

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sorcière and co 03/12/2012 10:51

inutile de rappeler que hollande se disait de gôche, mais il continue à encourager les assassins de l'emploi, alors démission pour lui et son gouvernement