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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le Canard Enchaîné s'est procuré le rapport de la Cour des comptes sur les opérations de communication de la SNCF: une trentaine de pages (pas moins) qui seront publiées le 13 février, épinglant un budget exorbitant de 250 millions d'euros, alors que l'heure est à l'austérité dans l'entreprise publique en matière salariale ou en infrastructures pour rénover le rail français.


Mais Guillaume Pepy, en bon gestionnaire capitaliste, ne s'applique pas cette rigueur à lui et à quelques autres sans doute triés sur le volet.  

Exemple, ils partirent 600 cadres (parmi sûrement les plus émérites), leur boss en tête, et arrivèrent tous à bon port, après avoir traverser la Méditerranée et débarquer à Tanger, ville du notre bon ami le roi du Maroc. Attention, c'était pour un "séminaire de travail". 4 jours que cela a duré. Tout ça pour 1 430 euros par personne et par jour, soit 2, 7 millions d'euros et sans compter l'Ipad 2 offert à chacun des "managers opérationnels". On 'espère qu'à ce prix, les séminaristes de la SNCF n'ont pas été nourris par les sandwichs vendus dans les trains et les gares de la SNCF.

Autre exemple, les cérémonies des voeux dans lesquelles les petits fours et les plantes vertes (en vrai comme au figuré pour ces dernières) ont coûté la bagatelle de 660 000 euros en 2009, 891 585 euros en 2010, 668 700 euros en 2011.A 300 invités par gueuleton, je vous laisse faire le ratio par convive.

 

Guillaume Pépy, s'il soigne les siens, ne se rate pas dans cette distribution de fric public. Le PDG de la SNCF s’est offert, "sans mise en concurrence justifiée", pas moins de “6 marchés récurrents” en conseils, d’un montant annuel compris entre 2 et 3 millions d'euros. Plus quelques rallonges inopinées (650 000 euros en 2009, par exemple).

Oui, comme le quinquennat du père Pépy arrive à échéance, pourquoi ne pas se faire des potes dans les grandes sociétés privées de communication, au cas où le (cher) homme se retrouverait sur une voie de garage.

 

Vous l'avez compris, le train-train en com de Guillaume Pépy (et de quelques uns des siens) n'est en rien comparable avec celui d'enfer que prennent les usagers de la SNCF, chaque jour que Guillaume commande un soi-disant service rendu au public.
- Qu'est-ce que vous me dites, que ça ne va pas en France à la SNCF? Je ne vous entends pas. J'ai les oreilles bouchées par l'eau de la piscine à Tanger...

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