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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Sur les réseaux sociaux, les portes-voix au service d'un président de la République qui n'est plus socialiste parlent abondamment de la taxe à 75% sur les entreprises avec des salaires à plus de 1 million d'euros. C'est, selon eux, une attaque contre les riches.


Qu'en est-il vraiment ?

Un article du NOUVELOBS.COM du 30 mars 2013 à ce sujet, dont on ne peut pas soupçonner qu'il soit à la gauche du PS. Extrait:

La nouvelle taxe à 75% fera environ 300 "victimes" parmi les sociétés cotées en France, estime Pierre-Henry Leroy, du cabinet Proxinvest. Le spécialiste des rémunérations estime à une centaine le nombre de patrons d'entreprises de ce type touchant plus d'un million d'euros par an. Mais il y a aussi certains membres des comités exécutifs et des dirigeants de filiales, qui parfois perçoivent aussi des salaires très élevés. "Au sein de grandes entreprises du CAC 40 comme GDF Suez ou L'Oréal, ils sont plusieurs à toucher plus d'un million", affirme-t-il.

Cette estimation ne prend toutefois pas en compte les personnes rémunérées dans des sociétés non cotées : certaines grandes entreprises en dehors de la Bourse, des filiales de groupes étrangers, des banquiers d'affaires ultra rémunérés (Lazard, Rothschild etc.) ou encore des patrons de cliniques privées. Et les footballeurs, artistes et professions libérales ? "C’est un problème", reconnaît Christian Eckert, le rapporteur général du Budget à la commission des finances de l'Assemblée nationale.

 

Note de ma pomme: Ce qui veut dire que les footeux millionnaires, certains toubibs millionnaires ou maîtres du barreau millionnaires ainsi que des artistes millionnaires en seront exonérés? La suite au prochain numéro. En tout cas, le Nouvel Observateur répond à mon interrogation:

 

Même si elle épargne les footballeurs, les artistes et les professions libérales, la nouvelle taxe à 75% a donc en réalité un taux plus élevé que son ancêtre : 50% contre 18% auparavant. Rapportera-t-elle plus à l'Etat ?

Les entreprises ont trois options : payer la taxe et maintenir au même niveau le salaire du dirigeant concerné, ce que certaines grandes sociétés peuvent se permettre. Baisser le salaire en question pendant deux ans, et ainsi ne pas avoir à s'acquitter de l'impôt. Ou enfin contourner la taxe. Pierre-Henry Leroy, le directeur de Proxinvest, est convaincu que les fiscalistes trouveront des parades : "Bien que l'Etat soit actionnaire de Renault, son patron, Carlos Ghosn, touche près de 10 millions d'euros au Japon de la part de Nissan" dit-il. Tout en tenant son engagement politique, François Hollande a tranché en faveur d'un moindre mal pour les patrons.

 

Note de ma pomme: Au cas où vous auriez sauté la conclusion de l'article: "François Hollande a tranché en faveur d'un moindre mal pour les patrons." Qui avait dit que son seul ennemi était la Finance? Ah, c'est vrai, les patrons ne sont pas des financiers mais des entrepreneurs et les millionnaires des gens qui sont meilleurs que d'autres. Et ces autres, cassez-vous pauv'cons!

 

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