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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Une étude de l'INSEE montre que la santé prend une part croissante dans le budget des ménages, au premier rang duquel les achats de médicaments. Hors dépenses hospitalières, elle représente 10% des dépenses brutes de consommation des foyers en 2010 contre 8,9% en 2000. 

Facturation des services en santé

 

   Cette hausse s’explique par le poids des médicaments qui en 2010 représentent 35,6% des dépenses de santé. Or, en dix ans, leur coût a diminué en moyenne de 1,8% par an tandis que les prix à la consommation ont augmenté de 1,7%.

  Cette baisse s’explique par le développement des génériques qui a incité certains fabricants à baisser leurs tarifs pour rester compétitifs. Le prix des princeps a ainsi diminué de 7,5% entre décembre 2008 et 2009 pour les médicaments dont le groupe générique a été créé en juin 2008.Toutefois, l'INSEE révèle que les laboratoires pharmaceutiques se font du fric sur le dos des malades, vu que les génériques sont bien plus chers que chez nos voisins. Trois fois plus qu'aux Pays-Bas par exemple. 

   Dans ce contexte, pourquoi le budget santé des ménages a-t-il augmenté alors que près de 90% des dépenses en médicaments viennent de produits remboursables?

  En fait, pendant que le prix brut des médicaments remboursables diminuait, les franchises, les baisses de taux de remboursement, voire des politiques de déremboursement étaient mises en place. Après le passage de 65% à 35% du taux de remboursement de 450 médicaments en 2003, une centaine de plus sont passés de 35% à 15% en 2010.

«Toutes ces mesures ont conduit à alourdir la part des dépenses restant à charge des ménages. Entre 2000 et 2010, les prix nets des médicaments ont ainsi crû de 0,6% par an», constate l’Insee.

   Les ménages doivent également faire face à la hausse des prix des médicaments non remboursables qui ont augmenté de 3,2% en moyenne par an entre 2000 et 2010. Si ces derniers représentent environ 9% du total des dépenses brutes en médicaments, le pourcentage grimpe à 20% des dépenses nettes. «Contrairement aux médicaments remboursables, les médicaments non remboursables ont des prix librement fixés par les entreprises pharmaceutiques», rappelle l’étude.

 

  Et que va faire le gouvernement? Peut-être créer une commission. Lionel Jospin, ex-premier ministre, est occupé dans celle de la moralisation de la vie politique. il reste Edith Cresson, ex-premier ministre socialiste elle aussi. Ou alors Ségolène royal. Des fois qu'elle aurait également des fins de mois difficiles...

 

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