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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     Par 102 voix pour, 14 contre et 52 abstentions, la Palestine vient d'être admise comme état à part entière à l'Unesco (Organisation des Nations-unies pour l'éducation, la sciences et la culture).

     La France s'était abstenue lors du Conseil exécutif de l'Unesco sur cette demande d'adhésion. Mais, par un surprenant retournement de veste (qui a surpris bien des observateurs avertis), elle vient de voter pour à l'Assemblée générale des états. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

     Pour autant, les états clés de l'Union européenne sont dans la discorde complète pour reconnaître les droits du peuple palestinien à l'éducation, la science et la culture.Si la France y est favorable, l'Allemagne a voté contre et la Grande-bretagne et l'italie se sont abstenues. Une vraie pétaudière à l'image des vives turbulences entre ces 4 plus puissants pays de l'Europe unie (sic).

     Le fer de lance de l'Otan (USA, Canada et Allemagne), lui, dénie aux Palestiniens d'être à l'Unesco: plutôt la guerre que la paix donc. Israël est dans ce même camp, mais lui dans son rôle: il préfère négocier avec les intégristes du Hamas, pour le conforter afin de faire oublier qu'il poursuit la colonisation des terres palestiniennes, que d'ouvrir la porte à la paix.

     Israël  vient de suspendre aussitôt ses subventions à l'organisation internationale qui se préoccupe de l'éducation, de la science et de la culture des peuples du monde. Les USA ont aussi cessé leur subvention sine die. Du coup, le budget de l'Unesco sera amputé de plus de 30%. Mais on est pour la démocratie ou on la renie.

     Les States arguent qu'une vieille loi leur interdit de subventionner une organisation internationale qui accueillerait des Palestiniens. Pourquoi alors discutent-ils directement, depuis très longtemps, avec l'Autorité de la Palestine, pour promouvoir la paix dans cette région? Pour un ancien prix nobel (justement) de la Paix, c'est petit, Obama, vraiment très petit. Mais il est vrai également que pour sa réélection, le premier président noir de l'histoire des Etats-unis d'Amérique a besoin des dollars de certains lobbies, plutôt que des voix des partisans de la branche d'olivier.

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