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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

PREMIER MAI: Le pavé est aux travailleurs. Et si, en plus, vous écoutez la zizique des Saltimbanks: On lâche rien...

 

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Si cette année, le 1er mai a la particularité d’être placé entre les 2 tours des élections présidentielles, cela ne lui enlève en rien son caractère revendicatif, bien au contraire !

 

Cette journée internationale des travailleurs est l’occasion de réaffirmer les exigences du monde du travail, construire le progrès social et bâtir un monde de paix.

 

 

Partout le 1er mai, levons haut le drapeau des exigences sociales, d’une autre répartition des richesses, de la paix dans le monde.

 

 

 

 

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Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT, résistant, déporté, a écrit ce texte (l’Humanité, 25 avril) :

Nicolas Sarkozy devrait approfondir ses connaissances sur l’histoire du 1er Mai. En France, cette journée de lutte existe depuis qu’on a inauguré la tour Eiffel. Depuis que les ouvriers ont décidé de manifester chaque année à cette date, en dépit des interdictions et de la répression, le 1er Mai à l’échelle internationale est un symbole de l’unité de tous les travailleurs du monde pour le progrès social et la liberté.

Vouloir faire une cérémonie spéciale sur « le vrai travail », c’est une ignorance totale de l’histoire du 1er Mai. Les propos tenus par Henri Guaino sur France Inter, évoquant à propos du défilé populaire « un 1er Mai des permanents syndicaux », sont particulièrement choquants et n’ont rien à voir avec la réalité. Les permanents syndicaux sont évidemment dans les manifestations du 1er Mai, mais leur caractéristique, c’est la participation la plus massive possible des salariés et de leurs familles sur la base de la solidarité et de leurs revendications sociales. Henri Guaino, comme Nicolas Sarkozy, a tout à apprendre de l’histoire du mouvement ouvrier.

La prétention d’organiser un autre rassemblement, d’une autre nature, sur le thème du « vrai travail » me rappelle les périodes durant lesquelles les dictatures fascistes ont interdit les manifestations du 1er Mai correspondant à son histoire pour en faire des manifestations de collaboration de classes niant la défense des revendications et la solidarité.

Nous sommes dans une situation qui rappelle de tristes souvenirs. Sous l’occupation nazie, nous n’avions pas le droit de manifester et pourtant nous l’avons pris. Nous nous sommes heurtés à la répression de l’État français sous la direction de Pétain et de Laval. Jamais les travailleurs ne se sont résignés à accepter que l’on change la nature de classe du 1er Mai. Il y a dans cette décision de Nicolas Sarkozy quelque chose qui va dans le sens de ce qui a toujours été condamné par le monde du travail et par tous les démocrates. Je rappelle qu’à l’origine le 1er Mai a été organisé pour obtenir la journée de huit heures de travail. S’attaquer aux « corps intermédiaires », donc aux syndicats, qu’on oppose aux « vrais travailleurs » rappelle l’époque pétainiste, où l’on vantait le corporatisme et la collaboration de classe. Cela nous rattache aux vieilles traditions de l’extrême droite. Pour m’opposer à ces conceptions réactionnaires en France et dans d’autres pays d’Europe, j’ai écrit un livre sur le centenaire du 1er Mai qui explique la signification de cette journée, qui demeure un moment important de la solidarité internationale des travailleurs et de leur volonté de progrès sociaux.

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             Affiche du 1er Mai 1905

 

 

 

Commenter cet article

caroleone 30/04/2012 13:35

C'est super, je te le pique.

Amitiés

caroleone

Canaille le Rouge 30/04/2012 10:16

voir deux trois précisions sur l'histoire du premier mai chez La Canaille