Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

   A la veille de la conférence sociale des 9-10 juillet, en plus de ses revendications d'augmentation du pouvoir d'achat pour les salariés et les retraités, contrairement à beaucoup, la CGT a rendu publique ses propositions pour contrer les fermetures des sites et la montée du chômage qui en est la conséquence.

   En effet, l'hémorragie se poursuit dans l’industrie et même s’accélère. Quelque 70.000 emplois sont actuellement menacés. Les modalités diffèrent : fermeture, cession de site, restructuration, délocalisation, plan de sauvegarde de l’emploi ou plan de départs volontaires. La victime ne change pas : l’emploi.

  « Réunir les conditions du redressement productif », est l’intitulé de l’une des 7 tables rondes de la conférence sociale. Nul doute que, pour la CGT, les choses ne doivent pas rester en l'état. Dès lors, elle émet une série de propositions que le Parlement majoritaire à gauche pourrait transformer en lois de la République.

  Nouveaux droits pour les représentants du personnel

  Le syndicat préconise pour les élus du personnel «un droit suspensif sur les plans de licenciement et de restructuration ».

  Prenant en compte le fait qu’une grande partie des entreprises ont un statut de sous-traitant, la CGT pose aussi la question des relations déséquilibrées avec les donneurs d’ordre. Elle prône la création de comités inter-entreprises rassemblant les élus du personnel des donneurs d’ordre et des sous-traitants. Elle propose aussi d’instaurer une responsabilité pénale pour les donneurs d’ordre sur le respect par les sous-traitants des droits sociaux, normes de sécurité, de santé, d’hygiène et de condition de travail. Dans la même veine, la composition des conseils d’administration des groupes devrait être revue au profit des représentants des salariés, ceux-ci devant disposer du droit délibératif sur les choix majeurs à faire.

 

  Augmentation de l'investissement productif

   L’accroissement de l’investissement productif est la faiblesse de l’industrie française. La CGT avance les objectifs de 3% du PIB consacrés à la recherche et au développement d’ici à 2017, et d’une hausse d’un point au moins chaque année du taux d’investissement. En contrepartie, les dividendes versés aux actionnaires devraient être plafonnés à 10% du taux de marge.

   Pour faciliter cette relance de l’investissement, le syndicat revendique un pôle financier public, qui se consacrerait pour l’essentiel à fournir des crédits aux PME et aux collectivités territoriales. Mais aussi en contrôlant les 172 milliards d'euros, fonds publics accordés au secteur public sans règle aucune ni contrôle.

 

   Fiscalité et enjeu énergétique

   La CGT met aussi sur la table une réforme de la fiscalité des entreprises, selon leur comportement en matière d’emploi et d’investissement .

   Enfin, la confédération n'oublie pas l’enjeu énergétique, afin de préserver les avantages de la France en la matière. Elle en appelle à «une vision à long terme pour réorganiser la filière nucléaire et réussir un mix énergétique efficace», juge que le secteur doit être «sous maîtrise publique » de l’Etat.

 

  Autant de revendications et bien d'autres , soumises par la CGT à la conférence sociale de la semaine prochaine.

 

 

Commenter cet article