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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le 27 septembre, sur France 2, Jean-Marc Ayrault, le fougueux premier ministre que François 2 a donné à la France, annonçait le dépôt d'une proposition de loi visant à obliger un patron à céder son entreprise viable qu'il voudrait fermer. Et deux jours après, tout feu, tout flamme, Arnaud Montebourg, le non moins fougueux ministre du Redressement productif, renchérissait sur une autre télé que ce texte serait voté "avant 3 mois".


Mais voilà, le Medef, l'un des partenaires sociaux comme ils disent à la CFDT et à l'Elysée, a aussitôt bigophoné au palais du roi élu. Laurence Parisot, la pédégère des pdg gaulois, a dit qu'il ne devrait pas en être question, sinon, le partenaire social qu'est le Medef quitterait la table des "discussions" sur le travail entre syndicats et patrons.

Message reçu 5 sur 5 par l'Elysée. Du coup, le groupe Ps à l'Assemblée nationale déposera bien un projet de loi, pour ne pas que Montebourg et Ayrault perdent une fois de plus la face. Mais on ne le fera pas inscrire (avant bien longtemps) à l'ordre du jour des députés, compte-tenu que l'agenda parlementaire est bien trop chargé.

Bon, cette loi était une promesse de campagne de François Hollande. Il avait dit aussi qu'il ne ferait pas avaliser le traité européen Merkozy sans l'avoir renégocier.


La CFDT avait fait poser une stèle en granit, après la visite de Sarkozy qui allait sauver l'acier lorrain: "Ici repose les promesses de Nicolas Sarkozy: "Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Grandange". On se perd en conjonctures sur la pose d'une autre stèle par rapport à la promesse non tenue par François Hollande, le 24 février dernier, pour Florange. Oui, il faut faire gaffe à ne pas franchir la ligne rouge en décriant le gouvernement que l'on soutient. Au nom de la Rose.

http://absolutedivxcovers.free.fr/Films/Le%20Nom%20de%20la%20Rose%20Front.jpg

Additif à cet article: Hier, le gouvernement a capitulé en rase campagne et sans conditions devant des patrons, soutenus par le Medef et la Cgpme, sur l'imposition des revenus du capital en cas de cession d'une entreprise.

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