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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Après le coup de froid sur l'augmentation du Smic et la saignée promise dans la fonction publique, on attendait le premier ministre Jean-Marc Ayrault à la sortie du bois.

  Si l'électorat de gauche et celui qui s'est abstenu apprécient l'abrogation des privilèges accordés par Sarkozy à la bande du Fouquet's, dans le domaine social, on reste sacrément sur sa faim.

  Oui, la suppression de la Tva sociale, le relèvement de l'Isf et des droits de succession, l'abandon du bouclier fiscal et des heures sup défiscalisées, l'imposition à 75% de tout revenu supérieur à 1 millions d'euros, tout cela va dans le bon sens. Mais pourquoi ne vouloir taxer que, à minima et seulement en 2013, les grandes sociétés bancaires et pétrolières, comme les dividendes de leurs actionnaires, tous responsables directs de la crise, de la spéculation et qui nagent dans les rémunérations et bénéfices indécents?

  Oui, il est positif de taxer les évadés fiscaux sur leurs possessions en France. Mais pourquoi ne pas entreprendre une croisade d'envergure contre ceux qui s'établissent à l'étranger pour faire du fric, alors que le peuple de France souffre sur le sol natal?

 Quant au retour de la retraite à 60 ans pour tous, la renationalisation de l'énergie et pourquoi pas de l'eau, ou la rénovation urgente des services publics, c'est 0+0, la tête à Toto.

  Dans son discours, le premier ministre a trop parlé du redressement de nos comptes publics. Et il ne s'est jamais avancé sur la relance de la consommation par l'augmentation du pouvoir d'achat et la sauvegarde de l'emploi notamment dans tous les secteurs où l'Etat participe à leur gestion.

 

  Sans faire l'oiseau de mauvaise augure, il n'y avait pas beaucoup de beurre à étaler sur les tartines de la majorité de nos concitoyens. C'est le moins qu'on puisse dire dans le discours de politique générale concocté par François Hollande pour la France.

 

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