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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     Ce proverbe (remodelé) convient parfaitement à Michel Pébereau, patron de BNP-Paribas. Ne vient-on pas de lui décerner le Grand prix de l'économie 2011?

     Bon, comme le prix Nobel de l'économie est attribué par la Banque de Suède, cette distinction française est décernée par un jury composé de la rédaction du quotidien économique (de droite) Les Echos, plus quelques experts en finances internationales comme Denis Kessler, de Scor et idéologue du MEDEF, un pauvre de la Compagnie financière Edmond Rotchshild ou Francis Mer ex-ministre des finances de Chirac et désormais vice-président du groupe Safran (comme quoi, pour ceux qui en douteraient politique de droite et affaires sont bonnets blancs et blanc bonnets).

     Voilà donc le big boss de BNP-Paribas honoré selon le proverbe cité plus haut. Mais ce n'est pas tout. Le quotidien (économique de droite faut-il le rappeler) Les Echos de renchérir sur cette honneur: c'est "la dernière occasion de donner un coup de chapeau" à Michel Pébereau, puisqu'il abandonne la direction de la banque.

     Mais pas les conseils d'administrations d'Axa, de Saint-Gobin, Lafarge, Total, ect, ce qui lui rapporte 295 000 euros en jetons de présence. En vertu du slogan sarkozyste "travailler plus pour gagner plus", sans doute.

     D'autre part, en matière de coup de chapeau, Michel Pébereau, retraité de BNP-Paribas, sera pensionné à hauteur de 800 000 euros par an. (Non, je ne me suis pas trompé dans les zéros).

 

     Patatras, ce grand prix de l'économie est décerné pile le jour ou BNP-Paribas (qui a des frais) annonce 1 396 suppressions de postes. Mais comme dit si bien Michel Pébereau: "le marché a bien des défauts, mais il reste pour l'économie la moins mauvaise des solutions". Surtout pour les patrons (ces héros) qui ne sont jamais dans une charrette de licenciement.

 

     Vous avez dit dégueulasse concernant cette distinction? Et bien, c'est que vous, les pauvres, vous êtes des envieux, des gens politiquement incorrects qui ne comprendraient jamais rien à rien.

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